Le grand témoin, le Docteur Diouf Mamadou Mansour, Médecin anesthésiste-réanimateur à Bordeaux, avec une grande expérience dans l’hôpital de Dakar et des hôpitaux régionaux du Sénégal

Propos recueillis par Khady Sakho Niang, membre du Comité de Suivi du Symposium sur les Sénégalais de l’Extérieur (CSSSE), présidente d’Africa-Europe Diaspora Development Platform (ADEPT), ancienne Présidente du FORIM

Propos retranscris par Benoit Mayaux, chargé de plaidoyer au FORIM

 

1. Bonjour Docteur Diouf : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et lectrices des ChrocoVies du FORIM ?

2. Actuellement, la situation pandémique que traverse le monde vous projette malgré vous au-devant de la scène internationale. Quelle lecture en faites-vous ?

Bonjour je suis le docteur Diouf Mamadou Mansour, je suis anesthésiste réanimateur installé à Bordeaux. Pour ce qui est de mon cursus, j’ai été formé à l’Ecole Militaire de la Santé de Dakar particulièrement à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. J’ai servi au Sénégal dans l’armée et j’ai servi dans beaucoup d’hôpitaux universitaires notamment au CHU de Fann, à l’hôpital Aristide le Dantec, l’hôpital Général de Grand Yoff, et j’ai également servi dans de nombreux hôpitaux régionaux, pour vous dire que le système hospitalier au Sénégal ne m’est pas inconnu !

Comme on peut le voir depuis que cette maladie a éclaté en chine, et s’est propagée progressivement en Europe, aux Etats-Unis, etc. jusqu’à devenir aujourd’hui une pandémie, on voit des évolutions assez disparates, par exemple au moment où la Chine sort du déconfinement et reprend progressivement une vie normale, en Europe on voit une première tendance à une pente descendante mais attention ! les lendemains du déconfinement sont incertains. Certains redoutent une seconde vague, attendons de voir ce que cela va donner. Pendant ce temps, les Etats-Unis sont devenus l’épicentre de cette pandémie avec son lot de morts, notamment l’état de New York avec une mortalité très importante et une progression rapide, tandis qu’en Afrique après une phase de balbutiement on commence à avoir une augmentation assez inquiétante du nombre de cas. Voilà la situation actuelle. En ce qui concerne les stratégie mises en places, elles varient d’un pays à l’autre. Sur le plan thérapeutique, nous n’avons pas de traitement curatif qui fasse l’unanimité. Les travaux sont en cours et les molécules testées, les protocoles en cours d’évaluation. Nous verrons les résultats dans quelques temps.