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Par Mike Attah, administrateur du CAGEF et du FORIM

LES SOLDATS DE LA GUERRE CONTRE LE COVID-19 SONT PRINCIPALEMENT DES FEMMES.

Plusieurs guerres ont été menées et écrites dans l’histoire humaine de l’Antiquité en passant par l’époque médiévale et moderne.

Les caractéristiques sont toujours les mêmes : violence extrême, destruction extrême, chaos et mort. Surtout, les forces militaires étaient principalement des hommes.

Je me souviens avoir écouté des histoires d’horreur sur les champs de bataille de Wofa Yaw Asumadu et Wofa Kwame Oti, mes deux oncles maternels qui avaient combattu en Birmanie, aujourd’hui Myanmar, aux côtés des Britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale.

Yaw Asumadu est décédé à l’âge de 90 ans à Koforidua, tandis que son frère est décédé à Juaso dans la région d’Asante où il s’était retiré pour rejoindre notre famille.

Sans être sarcastique, j’ai eu le privilège de vivre la guerre civile au Libéria et les premiers jours de la guerre en Sierra Leone. Les hommes ont constitué le noyau principal de ces guerres.

Les soldats de la guerre contre l’actuel Covid-19 sont principalement des femmes. Elles représentent plus de 60% des effectifs de la recherche scientifique et sanitaire dans le monde : 87% des infirmières, 91% des aides-soignants à domicile, 73% des femmes de ménage, 76% des caissières et vendeuses et 60% des jeunes médecins sont des femmes (Statistiques françaises).

Bien que les femmes n’aient pas de munitions pour combattre, ce sont leurs compétences, leurs connaissances, leur approche intuitive naturelle pour résoudre les problèmes, des méthodes pragmatiques, le souci du détail, une compréhension des personnes et de l’empathie qui expliquent les succès qu’elles remportent dans le Covid 19.

L’histoire de la guerre contre le Covid-19 sera écrite un jour. L’histoire est toujours écrite par les conquérants. Les femmes sont les conquérantes de ladite guerre.

Elles doivent raconter leurs histoires et écrire leur histoire. Ce serait une façon de leur rendre hommage.

Nous ne devons pas laisser les Donald Trumps, Xi Jinpings, Boris Johnsons, Emmanuel Macron, Bolsanaros, écrivent cette histoire.

CETTE HISTOIRE DOIT ÊTRE RÉCITÉE PAR LES CONQUÉRANTES – Les Femmes.

Nana Attah, Paris.