Auteur : Adam OUMAROU

Président du Conseil des Nigériens de France, administrateur du FORIM 

Une rentrée sous le signe de la paix

Nous nous approchons à la Journée Internationale de la Paix, dont le thème en 2020 est :« façonner la paix ensemble ». En effet, aujourd’hui il est devenu plus évident que jamais que nous sommes interdépendants et co-responsables dans un combat commun pour protéger notre sécurité et nos modes de vie à tous. Puisqu’il est désormais irréaliste de se considérer à l’abri chez soi, en se confinant à la maison, ou en fermant ses frontières, la pandémie nous rappelle le fameux effet papillon : ce qui se passe chez nous, peut avoir des conséquences partout dans le monde.

Un panneau d'affichage à Niamey (Niger) annonçant le sommet des chefs d'Etat du G5-Sahel en février 2018.

Comme le mot co-morbidité a pris sa place dans notre vocabulaire, nous pourrions parler également d’une co-morbidité entre pandémie et conflits. L’arrivée de la crise sanitaire a exacerbé les tensions, tant dans nos quartiers en France, que dans les pays en situation de guerre ou catastrophe. 

« La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie », a rappelé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en mars 2020, appelant toutes les parties belligérantes à déposer leurs armes et à se concentrer sur la lutte contre cette pandémie mondiale sans précédent. Tant les nations, que les peuples, ou encore les individus doivent s’atteler à ce défi. 

S’entraider, coopérer et être solidaires dans un double espace, sont la réalité quotidienne des nos organisations issues des migrations. 

Les diasporas continuent ainsi, dans cette période d’incertitude, d’agir sur terrain pour diminuer et prévenir ces facteurs de co-morbidité entre inégalité, discriminations et pandémie (voir les mobilisations et les nombreuses initiatives soutenues par le Fonds d’urgence COVID-19). Elles restent également très actives et engagées dans les Pays d’origine, intervenant pour sensibiliser ou apporter du soutien financier.  

Le grand défi pour elles est aussi de continuer d’agir dans les zones confrontées à des guerres civiles ou des catastrophes.

Pour ce faire, le FORIM mène une réflexion, en interne et dans des espaces collectifs, pour  tracer des pistes et des stratégies afin de développer une « diplomatie des diasporas », capable de contribuer à </