Le Laos, un pays meurtri pendant de longues années

Le Laos, anciennement Royaume du Laos est, depuis le 2 décembre 1975, République démocratique populaire lao (ou du Laos).

Sans accès à la mer, il est entouré par la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge. Qualifié pendant longtemps pays enclavé ou confiné, le Laos est en passe de devenir un carrefour de connectivité des pays du Sud-Est Asiatique.

Peu cité pendant les guerres d’Indochine plus connues sous le nom de guerre du Vietnam, le Laos malgré son statut de neutralité, n’y a pas échappé. Il a été ainsi pris en tenaille par les belligérants qui s’y affrontent par factions laotiennes interposées.

Après les accords de paix de Paris entre le Nord-Vietnam et les Etats-Unis en 1973, le Laos a conclu en interne les accords de paix et de concorde nationale, tandis qu’au Cambodge et au Sud-Vietnam les communistes ont pris le pouvoir par les armes.

Malgré son statut de neutralité et sa renommée de peuple pacifique et insouciant, le Laos a subi de 1964 à 1972 des attaques aériennes de grande ampleur. Plus de 260 millions de bombes y ont été larguées, ce qui fait du Laos le pays à avoir été le plus bombardé de l’histoire par rapport à sa superficie. Plus que l’Allemagne et le Japon réunis, pendant la 2è Guerre mondiale. Triste record !

Quarante-huit ans après la fin de la guerre du Vietnam, les sous-munitions de bombes non explosées infectent encore les sols du Laos et causent toujours des accidents parmi la population, empêchant les paysans déjà pauvres de cultiver sereinement leurs terres.

Une ouverture progressive du pays sur son environnement asiatique et mondial

Malgré les accords de paix et de concorde nationale conclus en interne, le parti communiste laotien a pris seul le pouvoir en 1975, sans effusion de sang, par « la révolution de soie ». Mais la politique sectaire et répressive qui a suivi avec l’envoi de quelque 30 000 cadres civils et militaires dans des camps de rééducation, a provoqué l’exode massive de la population, 10% au total entre 1975 et 1987.

Après un changement de cap économique avec la réforme et l’ouverture opérées en 1986, le Laos est devenu membre de l’ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est) en 1997 et de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) en février 2013. Intégré à l’AEC (Communauté Economique de l’ASEAN) depuis sa création à la fin de 2015, le Laos vise à sortir du statut des PMA (Pays les moins avancés) au plus tard en 2024. Le Laos a aujourd’hui l’autosuffisance alimentaire et devient un petit exportateur de riz.

Comment le Laos va-t-il prendre en main sa destinée ?

La coexistence d’une économie de capitalisme d’Etat et d’un système politique particulièrement rigide est-elle viable à long terme ? Quelle place auront les Laotiens de la diaspora pour participer à la modernisation du pays ?  Ce sont quelques réflexions que soulève Kham Vorapheth, un laotien de la diaspora, dans son livre paru en 2018 : « Le Laos contemporain – Parcours et perspectives d’une nation ».

D’abondantes ressources minières

Le Laos dispose d’abondantes