Le FORIM, réseau des diasporas solidaires, s’indigne de la nouvelle tragédie en mer qui a conduit au décès de 27 personnes lors de leur traversée de la Manche à la recherche d’une vie meilleure.

Qu’on ne s’y méprenne : c’est bien la responsabilité des politiques des états européens dont la France qui est en cause, et qui conduit, tous les jours et sur toutes les routes migratoires, à des drames similaires.

Les difficultés économiques, démocratiques, climatiques… poussent les personnes migrantes à emprunter des chemins de plus en plus risqués, et l’absence de voies légales de migration et de système d’accueil digne fait le lit de réseaux de passeurs criminels. Parmi les victimes, la présence d’enfants amplifie le désarrois. Cela doit forcer les Etats à repenser en profondeur leur politique migratoire.

A quelques jours de la célébration de la Journée Internationales des Migrant.e.s, nous rappelons que la France n’a toujours pas ratifié la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, que les violations des droits fondamentaux aux frontières de l’Europe sont quotidiennes comme le démontre également les situations cauchemardesques qui se passent entre la Bielorussie et la Pologne. La surenchère xénophobe s’enracine même au cœur des sociétés démocratiques, alimentée par les crises et la vulnérabilité des populations, qui profitent aux Etats et aux pouvoirs pour tisser leurs stratégies de domination et déstabiliser l’ordre géopolitique et économique.

Nous ne le rappellerons jamais assez : la mobilité internationale fait partie de notre humanité, et contribue aux richesses de nos sociétés.

Mackendie Toupuissant

Président du FORIM