FORIM

À Yacine Lacké, l’éducation a désormais un rempart : un mur de 500 mètres qui change tout. Plus qu’une simple infrastructure, cette clôture marque la naissance d’un sanctuaire dédié au savoir et à la sécurité des enfants.

Dans cette zone rurale du Sénégal, le Collège et le Lycée de Yacine Lacké faisaient face à une insécurité chronique. L'absence de délimitation exposait quotidiennement les élèves et les enseignants à des intrusions d'animaux errants et à des passages non régulés. Ces perturbations constantes nuisaient non seulement à la concentration des 400 élèves, mais généraient également une anxiété croissante chez les parents et le personnel éducatif, menaçant la motivation scolaire.

Porté par l’Association pour le Développement du Village de Yacine Lacké (ADVYL), ce projet s'inscrit dans le cadre du programme PRA/OSIM 2024. L’ADVYL, véritable pont entre la diaspora et son territoire d’origine, a collaboré étroitement avec l’association locale AESYL pour répondre aux besoins vitaux de cette communauté rurale sénégalaise.

Le projet « Clôture protectrice : Étudier en sécurité » a consisté en la construction intégrale d'un mur d'enceinte de 500 mètres. L'infrastructure comprend un portail principal et un portillon secondaire pour une régulation optimale des flux. Le chantier a suivi une approche participative rigoureuse, incluant un diagnostic initial avec les familles et une supervision constante par l'Association des Parents d'Élèves.

L'impact est immédiat et palpable :

Ce projet démontre la capacité unique des Organisations de Solidarité Internationale issues de l'Immigration (OSIM) à mobiliser des ressources hybrides. En plus du soutien du PRA/OSIM, l'ADVYL a su fédérer :

Cette initiative s'aligne directement sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, notamment :

En bref (chiffres clés)

Le FORIM a organisé le 31 mai 2025, au Jardin d’Agronomie Tropicale de Paris, l’atelier de lancement du projet Connect’Diasporas, en présence de plus de 40 participant·es : fédérations diasporiques, ambassades africaines, institutions publiques et partenaires techniques et financier du projet.

Cet événement marque le lancement opérationnel du programme, dont l’objectif est de renforcer le dialogue structuré entre les diasporas africaines en Europe (France, Espagne) et les autorités nationales de six pays d’origine : CapVert, RépubliqueDuCongo, Madagascar, Sénégal, Angola, Comores.

Temps forts de cette journée structurante : La matinée a été rythmée par des prises de parole institutionnelles riches et représentatives, au cours desquelles chaque partie prenante a pu partager sa vision, ses priorités et ses attentes vis-à-vis du projet. Elle s’est poursuivie par un atelier collaboratif, conçu pour co-construire une feuille de route commune, approfondir la logique d’intervention du projet, et identifier les enjeux spécifiques à chaque pays, notamment en matière de dialogue entre les autorités locales et les diasporas.

La présence active de plusieurs représentant·es diplomatiques, notamment des ambassades du CapVert, du Congo, et de Madagascar, a témoigné de l’intérêt croissant porté par les États à cette dynamique.

À leurs côtés, des autorités nationales en charge des diasporas et des questions migratoires, notamment de Madagascar et des Comores, ont également pris part aux échanges, confirmant l’importance de bâtir un partenariat institutionnel solide avec les diasporas organisées. Cette reconnaissance mutuelle est au cœur de la démarche Connect'Diasporas.

Les échanges ont permis de mettre en lumière des enjeux partagés, de premières propositions concrètes et un engagement commun en faveur d’un dialogue durable.

Un grand merci aux fédérations partenaires et membres (FACT, FACF, CAPCOS, UNACOF, CAAF, CASC) pour leur mobilisation, aux représentant·es institutionnel·les pour leur présence, à l’équipe du FORIM et à nos partenaires de l’Union européenne et de l’ICMPD pour leur confiance.

Pour rappel, Connect’Diasporas est un programme mis en œuvre par le FORIM, avec le soutien financier de l’Union européenne via le Mécanisme de Subvention MMD III, sous la coordination d’ICMPD. Il vise à renforcer le dialogue entre six fédérations diasporiques africaines en Europe et les autorités locales de leurs pays d’origine, à travers des actions de structuration, de reconnaissance et de coopération institutionnelle.

Avec le soutien principal de l'Agence française de Développement

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