FORIM

À Yacine Lacké, l’éducation a désormais un rempart : un mur de 500 mètres qui change tout. Plus qu’une simple infrastructure, cette clôture marque la naissance d’un sanctuaire dédié au savoir et à la sécurité des enfants.

Dans cette zone rurale du Sénégal, le Collège et le Lycée de Yacine Lacké faisaient face à une insécurité chronique. L'absence de délimitation exposait quotidiennement les élèves et les enseignants à des intrusions d'animaux errants et à des passages non régulés. Ces perturbations constantes nuisaient non seulement à la concentration des 400 élèves, mais généraient également une anxiété croissante chez les parents et le personnel éducatif, menaçant la motivation scolaire.

Porté par l’Association pour le Développement du Village de Yacine Lacké (ADVYL), ce projet s'inscrit dans le cadre du programme PRA/OSIM 2024. L’ADVYL, véritable pont entre la diaspora et son territoire d’origine, a collaboré étroitement avec l’association locale AESYL pour répondre aux besoins vitaux de cette communauté rurale sénégalaise.

Le projet « Clôture protectrice : Étudier en sécurité » a consisté en la construction intégrale d'un mur d'enceinte de 500 mètres. L'infrastructure comprend un portail principal et un portillon secondaire pour une régulation optimale des flux. Le chantier a suivi une approche participative rigoureuse, incluant un diagnostic initial avec les familles et une supervision constante par l'Association des Parents d'Élèves.

L'impact est immédiat et palpable :

Ce projet démontre la capacité unique des Organisations de Solidarité Internationale issues de l'Immigration (OSIM) à mobiliser des ressources hybrides. En plus du soutien du PRA/OSIM, l'ADVYL a su fédérer :

Cette initiative s'aligne directement sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, notamment :

En bref (chiffres clés)

Le 16 mars 2026, une nouvelle étape a été franchie dans les relations entre le Cabo Verde et sa diaspora organisée en France, avec la signature d’un protocole de coopération entre le Gouvernement de la République du Cabo Verde, la Fédération des Associations Capverdiennes de France (FACF) et le FORIM. Cette avancée majeure, portée dans le cadre du projet Connect’Diasporas, consacre la diaspora comme un acteur stratégique du développement et ouvre la voie à une coopération plus structurée, plus durable et plus opérationnelle. 

Signé en présence de Vanuza BARBOSA, Secrétaire d’État aux Communautés, de Wilson DA GRAÇA ROBALO, président de la FACF, de Fernande GONÇALVES SEMEDO, vice-présidente du FORIM, et d’Adel ABDÉDAÏM, responsable du programme Connect’Diasporas, cet accord marque l’aboutissement d’un processus de dialogue engagé de longue date et intensifié ces derniers mois grâce à une dynamique de travail collective entre institutions et diaspora. Cette signature s’inscrit dans le cadre du projet Connect’Diasporas, mis en œuvre par le FORIM, financé par l’Union européenne à travers le MMD Grant Facility, porté par l’ICMPD.  

Au-delà de sa portée institutionnelle, ce protocole vient reconnaître une réalité de terrain : depuis plusieurs générations, la diaspora capverdienne contribue activement au développement du pays, non seulement sur le plan économique, mais aussi dans les domaines social, culturel, éducatif, sanitaire et humain. Le cadre désormais formalisé entre le Gouvernement et la FACF permet de donner à cette contribution une base plus lisible, plus stable et mieux structurée, fondée sur la continuité, la transparence, la responsabilité et la co-construction. Le protocole prévoit notamment l’organisation d’un dialogue institutionnel régulier, la mise en place d’un comité mixte de pilotage, l’élaboration de plans d’action annuels, ainsi qu’un travail conjoint dans plusieurs domaines prioritaires comme la jeunesse, l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat, la culture, le tourisme ou encore le sport.  

« Cette signature traduit une volonté commune de franchir une nouvelle étape. Elle donne un cadre à une relation qui existait déjà, mais qui avait besoin d’être consolidée et inscrite dans la durée. C’est une avancée importante pour la diaspora capverdienne en France, pour sa reconnaissance, mais aussi pour sa capacité à agir de manière plus structurée aux côtés des institutions », souligne Fernande GONÇALVES SEMEDO, vice-présidente du FORIM. 

Une dynamique construite sur le terrain 

Cet accord n’est pas né en un jour. Il prolonge directement la première mission terrain menée au Cabo Verde en octobre 2025 par le FORIM et la FACF dans le cadre de Connect’Diasporas. Cette mission avait pour objectif de poser les bases d’un partenariat structuré entre la diaspora capverdienne organisée en France et les autorités locales et nationales du pays, en identifiant les besoins, les priorités et les opportunités de collaboration.  

Pendant plusieurs jours, la délégation a multiplié les rencontres avec les autorités, les collectivités, les partenaires techniques et financiers, ainsi que plusieurs acteurs du développement. Un atelier multi-acteurs a également réuni une quarantaine de participants autour de thématiques prioritaires telles que la santé, l’éducation, l’eau et l’environnement, le développement économique, la jeunesse et la culture. Ce temps de travail a permis de faire émerger une vision commune, de renforcer l’interconnaissance entre institutions et diaspora, et de poser les premières bases d’un cadre de coopération plus ambitieux.  

La mission a aussi permis de valoriser concrètement l’apport de la diaspora au développement local, à travers la visite de projets soutenus avec l’appui du FORIM (PRA/OSIM), illustrant la capacité des organisations diasporiques à porter des initiatives utiles, durables et ancrées dans les réalités des territoires. Elle a enfin ouvert la voie à une formalisation progressive du partenariat avec les autorités capverdiennes, dont le protocole signé aujourd’hui constitue l’aboutissement logique.  

« Depuis le début, notre ambition était claire : faire reconnaître la diaspora non seulement pour ce qu’elle apporte, mais aussi pour ce qu’elle représente comme force d’organisation, de proposition et d’engagement. Ce protocole donne à la FACF une base nouvelle pour jouer pleinement son rôle d’interface et de partenaire », affirme Wilson DA GRAÇA ROBALO, président de la FACF. 

Une étape importante pour la diaspora et pour Connect’Diasporas 

Avec cette signature, le Cabo Verde envoie un signal fort à ses communautés à l’étranger : celui d’une volonté de bâtir une relation plus étroite, plus structurée et plus durable avec une diaspora organisée, reconnue comme partenaire stratégique du développement national. Cette orientation rejoint d’ailleurs les priorités du Plan stratégique des Communautés 2022–2026, qui reconnaît pleinement la diaspora comme un levier essentiel du développement du pays.  

Pour le FORIM, cette avancée s’inscrit dans la continuité d’un engagement historique aux côtés des organisations de diasporas. Depuis sa création, le FORIM accompagne la structuration, la montée en capacités et la reconnaissance des organisations diasporiques, en particulier celles de son réseau. Avec Connect’Diasporas, cette démarche se prolonge à travers une approche spécifique : accompagner la structuration des fédérations diasporiques en Europe, renforcer leurs capacités, et favoriser en parallèle leur reconnaissance institutionnelle dans les pays d’origine. En signant cet accord en qualité de facilitateur, le FORIM confirme son rôle d’appui méthodologique, de mise en relation et d’accompagnement des partenariats, sans se substituer aux acteurs directement engagés dans la coopération.  

« L’enjeu n’est pas seulement de reconnaître le rôle de la diaspora, mais de lui donner un cadre clair pour agir dans la durée. Ce que nous voyons aujourd’hui au Cabo Verde montre que lorsqu’elle est reconnue, écoutée et accompagnée, la diaspora peut devenir un véritable levier de coopération. C’est tout le sens de Connect’Diasporas : transformer des échanges prometteurs en partenariats concrets et durables », rappelle Adel ABDÈDAÏM, responsable du programme. 

Cette dynamique pourrait d’ailleurs inspirer d’autres diasporas capverdiennes organisées à l’international, notamment au Portugal, au Canada et aux États-Unis, où les communautés capverdiennes jouent elles aussi un rôle important et pourraient, à terme, s’inscrire dans des cadres de coopération structurés avec les autorités du pays. En ce sens, l’accord signé avec la FACF dépasse le seul cadre bilatéral entre la France et le Cabo Verde, en ouvrant une perspective plus large de reconnaissance, de structuration et de coopération avec l’ensemble de la diaspora capverdienne organisée dans le monde.

Cette signature ouvre désormais une nouvelle phase, celle de la mise en œuvre. Plans d’action, mécanismes de suivi, nouvelles initiatives conjointes et approfondissement du dialogue devront maintenant donner corps aux engagements pris. Mais une chose est déjà acquise : avec ce protocole, la diaspora capverdienne en France franchit un cap décisif dans sa reconnaissance institutionnelle et dans sa capacité à agir aux côtés des autorités, au service d’un développement partagé entre le Cabo Verde et ses communautés à travers le monde.

Le FORIM lance un appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour identifier des expert·e·s chargé·e·s de concevoir et d'animer un cycle de formation et d'accompagnement spécifique au profit de trois de ses fédérations partenaires.

Pourquoi ce programme ?

Dans le cadre du projet Connect'Diasporas, le FORIM souhaite consolider les capacités organisationnelles et opérationnelles des fédérations CAAF (Angola), UNACOF (Comores) et CASC (Sénégal). L’objectif est de leur fournir un socle d'outils et de méthodes adaptés pour porter des projets structurants et mieux dialoguer avec les institutions.

Les 3 parcours de formation recherchés

L'AMI s'articule autour de trois thématiques majeures. Les candidat·e·s peuvent postuler pour un ou plusieurs parcours:

  1. Structuration interne et gestion associative à l'ère du numérique : gouvernance inclusive, outils collaboratifs et modernisation de la gestion.
  2. Montage et gestion de projets : cadre logique, budget, planification stratégique et suivi-évaluation.
  3. Financements, partenariats et écosystème : veille, critères d'éligibilité et relations avec les bailleurs de fonds.

Modalités pédagogiques et budget

Comment postuler ?

Les dossiers de candidature doivent être envoyés par courriel au plus tard le 02 février 2026 à 12h aux adresses suivantes : gboissy@forim.net et aabdedaim@forim.net.

Votre dossier devra comprendre:

Le 5 décembre marque la Journée internationale des bénévoles et des volontaires, une date symbolique pour rappeler l’importance de celles et ceux qui, par leur engagement, contribuent à porter des actions pleines de sens dans le monde.

Au sein du FORIM, réseau des diasporas solidaires, le bénévolat n’est pas seulement un aspect organisationnel : il constitue un pilier de l’action collective.

Associations membres, membres de membres, représentants impliqués dans les bureaux ou au sein du conseil d’administration… Le FORIM s’appuie sur une diversité de profils bénévoles qui œuvrent à plusieurs niveaux.

À l’occasion de cette journée dédiée, le réseau des diasporas solidaires souhaite rendre hommage à ces acteurs et actrices engagés, en mettant en lumière la pluralité des parcours et des contributions.

Consultant en Agronomie, Maki est engagé en tant que Président du COSIM Occitanie Pyrénées, une association membre et OPAP du FORIM. Il pilote ainsi les accompagnements techniques du PRA/OSIM à Toulouse, destinés aux OSIM porteuses de projets ; ainsi que l'organisation d'événements comme la JIM régionale du COSIM OP.

« J'étais déjà engagé dans l'associatif au Mali, et une fois en France j'avais prévu de prendre plus de temps pour moi. Mais j'ai réalisé qu'il y a un réel besoin que nous partagions nos expériences. Un projet PRA/OSIM par exemple, c'est plus que des chiffres : c'est des humains avant tout, les résultats sont sur le terrains.

Derrière un projet réalisé, il y a des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants bénéficiaires. »

Manager de Projet Mobilité et Développement, c'est en 2021 que Stéphanie rejoint la Commission Jeunesse du FORIM. Elle a participé à la construction d’une stratégie de mobilisation et d’accompagnement des jeunes au sein du collectif, et d'autres initiatives telles que la collaboration entre l'ISIT-Paris Panthéon et le FORIM, le Diasp'Agora, et la rencontre de la commission Jeunesse avec Sylvain Itte, Envoyé spécial du Ministère de l'Europe pour la diplomatie Française en Afrique.

« En tant que Franco Ghanéenne, j’ai souvent été inspirée par le diplomate ghanéen Kofi Annan, Secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006. Il rappelait que la force d'un pays se mesure à sa jeunesse qui s'engage pour le changement. Les espaces comme la Commission Jeunesse sont de véritables opportunités pour les jeunes. Ils sont outillés afin de monter en compétences sur les problématiques qui les interpellent et concernent.

Je m'engage, j'encourage et j'accompagne les jeunes à passer de l’idée à l’action. »

Expert judiciaire, Kilema est élu Administrateur au FORIM depuis 2012, au Conseil d'Administration. Il a participé notamment à la construction du livret OPAP sur l'accompagnement technique des OSIM au PRA/OSIM, et la révision juridique des textes internes du collectif. Kilema est également sollicité pour des représentations du FORIM à des instances et événements des membres ou partenaires.

« L'engagement bénévole pourrait laisser croire qu'il n'est pas gratifiant, puisqu'on n'est pas payé. Mais en réalité, c'est une implication libre et consentie. On investit du temps, des connaissances et de l'énergie parce qu'on veut être utile aux autres. Personnellement je considère qu'il n'y a pas de meilleur bonheur que de savoir que ce je fais, créé du bonheur pour quelqu'un d'autre.

Finalement on se fait du bien à soi-même, on fait du bien à l'autre, on fait du bien à la société. »

Le FORIM remercie et rend hommage à ces femmes et ces hommes qui, par leur engagement et leur détermination, font vivre le réseau, et incarnent une solidarité active au service du développement en France (ici) et à l'international (là-bas).

Une mission conjointe du FORIM, de son membre l’UNACOF et d’Initiative Développement s’est tenue du 25 octobre au 1er novembre 2025 aux Comores. Au cœur des échanges qui ont eu lieu se trouvaient la restitution de l’étude « Regards Croisés » du projet Wamanga Wa Komor ainsi que le suivi de projets co-financé par le PRA/OSIM. L’objectif était de renforcer l’action et la reconnaissance des diasporas comme actrices clés du développement de l’archipel.

Un dialogue institutionnel renforcé

La mission a débuté par des rencontres institutionnelles avec l’Union européenne et l’Ambassade de France à Moroni ont permis de réaffirmer l’alignement du projet Wamanga Wa Komor (WWK) avec les priorités de développement du pays et de souligner le rôle central de la diaspora comorienne.

Des échanges se sont poursuivis avec les autorités comoriennes, notamment le Ministère des Affaires étrangères, le Commissariat à la Diaspora et le Gouverneur de Ngazidja. Ces derniers ont permis la désignation d’un point focal pour une meilleure articulation des projets de diaspora. Par ailleurs, la rencontre avec l’Association des Maires de Ngazidja, réunissant 22 édiles, a acté l’engagement des collectivités locales à soutenir concrètement les initiatives.

Sur le terrain, des résultats tangibles et un impact notable

La délégation s’est également rendue sur le terrain pour constater les réalisations de projets cofinancés par le dispositif PRA/OSIM, portant spécifiquement sur l’éducation.

À Ntsoudjini, la rénovation du collège public d’Itsandra Isahari par l'OSIM ANF et l'Organisation de la Société Civile Locale (OSCL) MMADJAMU NGOME a eu un effet immédiat et remarquable : une baisse de 70% de l’absentéisme global et de 90% de l’absentéisme des filles. Des latrines neuves et un environnement sécurisé ont radicalement changé le quotidien des 623 élèves.

À Itsandzeni, la construction et la rénovation d’une école, alimentée à l’énergie solaire, sont bien avancées. Son modèle de gestion partagée (50% communauté / 50% parents) garantit la pérennité de l’infrastructure, qui bénéficiera aussi aux enfants des communes avoisinantes.

« Regards Croisés » : Une feuille de route pour l’action

L’événement phare de la mission a été la restitution publique de l’étude « Regards Croisés ». Présentée devant un parterre d’acteurs institutionnels et associatifs, cette étude révèle une forte complémentarité entre les OSIM (Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations) et les OSCL (Organisations de la Société Civile Locale), mais aussi un potentiel de collaboration encore sous-exploité : seuls 42% des OSIM et 33% des OSCL ont déjà travaillé ensemble.

Fondée sur l’analyse de 120 organisations et le recensement de 833 structures locales, cette étude fournit désormais une base stratégique solide pour guider les futures actions de renforcement de capacités et les appels à projets.

De perspectives de structuration et amplification d’impact

Cette mission a posé des jalons stratégiques essentiels pour la poursuite du projet Wamanga Wa Komor. Les prochaines étapes visent à consolider les acquis et à démultiplier l'impact. D’une part, le renforcement des capacités de 50 OSIM et OSCL permettra d'accroître leur professionnalisation et leur efficacité opérationnelle, tandis que la sélection de 4 Opérateurs d'Appui (OPAP) garantira un accompagnement technique de qualité pour les porteurs de projets.

Cette approche systémique et inclusive ouvre la voie à une transformation durable des territoires comoriens.​

Un partenariat prometteur au service du développement

Au-delà des résultats tangibles déjà observés sur le terrain, cette mission confirme le rôle central de la diaspora comorienne comme levier stratégique du développement. La qualité du dialogue institutionnel établi et la mobilisation des acteurs locaux démontrent qu'un partenariat structuré et équilibré entre diasporas, autorités et organisations locales est non seulement possible, mais déjà en marche. Le FORIM et ses partenaires poursuivront cet engagement aux côtés des communautés comoriennes pour amplifier cette dynamique porteuse d'avenir.

Fondée en France, Filotopie accompagne depuis plusieurs années des initiatives éducatives et environnementales autour de l’agroécologie, et la souveraineté alimentaire. L’association place la jeunesse au cœur de sa démarche en développant des projets qui allient savoirs locaux, pratiques écologiques et mobilisation communautaire.

En Colombie, dans le département de Sucre, Filotopie lance le projet « École des Jeunes Pousses », une initiative destinée à intégrer l’agroécologie dans le groupe scolaire El Palmar. L’objectif est de transmettre aux jeunes générations les connaissances et compétences nécessaires pour aiguiser leur esprit critique sur l’environnement et l’agriculture, créant ainsi des citoyens conscients et engagés à leur échelle. Le projet a été lauréat au PRA/OSIM 2022, avec l'accompagnement technique du COSIM ARA, Opérateur d'Appui labellisé du FORIM.

Déployé entre 2023 et 2024, le projet a reposé sur un travail conjoint entre l’équipe de Filotopie, les enseignants, la direction du groupe scolaire et les communautés locales. La première étape a consisté à diagnostiquer les besoins, former un noyau d’enseignants pilotes et identifier les espaces à transformer en lieux d’apprentissage. Filotopie et ses partenaires ont ensuite mené un programme complet de formation, comprenant :

La dimension communautaire a été centrale. Des parents, mobilisés via un « comité de l’alimentation », ont expérimenté une nouvelle façon de préparer les collations scolaires à partir de produits locaux transformés par les élèves. La création d’une grainothèque et d’un système de conservation des semences a également permis d’introduire de nouvelles espèces et de structurer une dynamique de reforestation.

À la suite des activités réalisées, les résultats observés sont significatifs :

Sur le plan éducatif, 230 élèves du groupe scolaire bénéficient désormais d’un cours pratique d’agroécologie inscrit dans l’emploi du temps de la maternelle, du primaire et du secondaire. 13 enseignants ont été formés via un cycle structuré mêlant ateliers collectifs, accompagnements individuels et évaluations semestrielles.

Sur le plan environnemental, ce sont 1 000 arbres endémiques qui ont été multipliés en pépinière et distribués pour la reforestation. Il y a également la sise en place de 3 potagers pépinières et 1 laboratoire pédagogique,

Sur le plan communautaire, les parents d'élèves et autres habitants ont été mobilisés pour construire et entretenir les espaces d’apprentissage. Une collation scolaire locale plus saine a été mise en place dépendant moins des produits industriels ; et les partenariats institutionnels ont été renforcés, ouvrant la voie à d'autres perspectives de collaboration.

A l'occasion de la Journée internationale des Migrant.es, le FORIM organise depuis 2017, des espaces d'échanges en régions de France dans le but de renforcer le maillage terriotrial des associations diasporiques : les JIM régionales. Ces rencontres sont une occasion de réaffirmer et de promouvoir les droits des migrants.e.s, de lutter contre les préjugés et de sensibiliser l’opinion publique aux apports positifs des migrations dans le double espace.  

Les JIM régionales offrent l’opportunité d’animer, sur chaque territoire, un dialogue constructif autour des enjeux d’action, de droits et de citoyenneté des personnes migrantes. Ces journées participent également au renforcement des capacités des associations membres et des acteurs et actrices issu·e·s des migrations, en leur donnant une visibilité accrue, en favorisant la création de partenariats, et en valorisant leurs initiatives locales de solidarité internationale.

Retour en images sur les JIM régionales 2024

 Les JIM régionales en 2024 ont découlé d'une thématique centrale : « Migrant.e.s, force de changement dans le double espace ». Ainsi 05 JIM régionale ont eu lieu à Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille et Rouen. Chacune d'elle a été orientée sur un sujet spécifique, mais toujours en lien avec le thème général.

JIM régionale Vaulx-en-Velin à Lyon, par le COSIM ARA , avec pour thème : « Les projets de développement des diasporas : des parcours de citoyenneté et des leviers de changement pour l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) ».

JIM régionale Marseille par la UNACOF, avec pour thème : Les migrant·e·s : forces du changement dans le double espace

JIM régionale Rouen par le COSIM Normandie, avec pour thème : Les projets de développement des diasporas, des parcours de citoyenneté et des leviers de changement pour l'atteinte des ODDs

JIM régionale Strasbourg par le COSIM Grand-Est, avec pour thème : Les actions de proximité des diasporas dans les quartiers en faveur de la cohésion sociale

JIM régionale Bordeaux par le COSIM Nouvelle-Aquitaine, avec pour thème : Les projets de développement des diasporas, des parcours de citoyenneté et des leviers de changement pour l'atteinte des ODDs

Les JIM régionales 2025

Cette année, 04 JIM régionales auront lieu les 22 et 29 novembre 2025. En lien avec la thématique centrale de la JIM 2025, ces rencontres en région se dérouleront pour aborder les questions de « Mobilité, citoyenneté et droits des diasporas dans le double espace ».

A vos agendas pour la JIM nationale 2025 !

A la suite des différentes JIM en régions, la JIM nationale aura lieu le 13 décembre à Paris, sous le thème : La mobilité des diasporas : construire des ponts entre ici et là-bas. Cet événement regroupe plusieurs temps d'échange permettant de :

En Haute-Guinée, l’association Santé Pour Tous, avec le soutien technique et financier du FORIM, a permis l’accès à l’eau potable pour des milliers d’habitants du district de Farassabagben. Un projet exemplaire qui améliore durablement les conditions de santé et de vie des populations rurales.

Créée par des membres de la diaspora guinéenne en France, l’association Santé Pour Tous (SPT) œuvre depuis plusieurs années pour renforcer les conditions d’accès à la santé dans les zones rurales d’Afrique de l’Ouest, particulièrement en République de Guinée. Sa mission est de promouvoir la solidarité internationale à travers des actions concrètes dans les domaines de la santé, de l’eau, et de l’assainissement.

Face à la situation alarmante du district de Farassabagben en Haute-Guinée où le centre de santé fonctionnait sans eau courante ni électricité, l’association a porté un projet ambitieux intitulé : construction d’un forage motorisé à énergie solaire. Soutenu par le FORIM dans le cadre du programme PRA/OSIM, ce projet a mobilisé de nombreux partenaires en France et en Guinée, ainsi que les autorités locales et l’association Santé Pour Tous Guinée.

Installation des panneaux solaires

L’initiative s’est déroulée entre novembre 2017 et juillet 2019, selon une planification rigoureuse et une forte mobilisation communautaire :

Les retombées du projet sont immédiates et significatives :

Réservoir d'eau

Aujourd’hui, le centre de santé de Farassabagben fonctionne 24 h/24, avec un laboratoire, une pharmacie et des équipements désormais opérationnels. Le FORIM félicite Santé Pour Tous et ses partenaires pour cette réalisation exemplaire, qui démontre comment un engagement citoyen et solidaire peut transformer la vie de milliers de personnes.

Le Centre de santé vu de nuit

Avec le soutien principal de l'Agence française de Développement

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