FORIM

Suite aux chocs successifs des attaques terroristes, la France subit un traumatisme émotionnel et doute de son modèle d’intégration. Inquiets de la diffusion dans les discours politiques et médiatiques des amalgames visant les migrants, considérés comme suspects par nature, nous, acteurs engagés dans l’éducation aux migrations, portons une autre approche, basée sur le discernement et la rencontre des populations. Nous ne sommes pas naïfs : l’usage de la terreur à des fins idéologiques, politiques ou religieuses ne cessera pas dans l’immédiat. Mais pour que notre société puisse traverser ces épreuves douloureuses, elle doit gagner en empathie et permettre l’inclusion de tous.

Bien qu’elle ne soit pas la cible principale des terroristes, la France paie un lourd tribut. Six ans après les attentats de 2015, elle est toujours frappée par des fanatiques se revendiquant de l’islam. Différentes tragédies, une même justification : punir un pays où la liberté d’expression et la laïcité sont le socle républicain. Cette violence vise à nous terroriser, à nous diviser, nous ne la minimisons pas. Comme toutes les formes d’intégrismes, l’islamisme cherche à anéantir notre capacité à faire société et pousse nos dirigeants vers des politiques perçues comme discriminantes, qui alimentent les extrémismes de tous bords.

Déconstruire les amalgames La mécanique de certains discours politique et médiatique établit un lien systémique entre islam, islamisme, immigration, insécurité et terrorisme, qui s’ancre dans nos représentations. Pourtant, aucune causalité entre ces notions ne peut être démontrée. Les phénomènes de terrorisme sont présentés comme massifs, or ces individus dangereux ne sont que des dizaines au regard des 14 millions de français d’origine immigrée, des 5 millions de musulmans sur le territoire, des milliers de demandeurs ou de bénéficiaires de l’asile. Rappelons que les trois quarts des auteurs d’actes terroristes sont français.

Sous l’effet du traumatisme collectif, ces raccourcis renforcent la stigmatisation des migrants, des réfugiés, de ceux perçus comme “l’autre”. Parce que les auteurs des crimes sont étrangers ou descendants d’immigrés et disent agir “au nom de l’Islam”, tous les immigrés, tous les supposés musulmans deviendraient suspects ? Succomber à ces peurs, c’est infliger une punition collective. L’appel au jihad, en libre-service sur les réseaux sociaux, se joue des frontières et la seule surveillance du web ne saurait stopper sa diffusion. Enfin, la rhétorique de l’ennemi intérieur peut conduire à suspecter toute personne appartenant à une minorité visible.

Déconstruire ces amalgames mortifères n’est en rien excuser. Nous appelons au contraire à dénoncer l’islamisme et les violences, symptômes d’une époque où règnent discriminations, racisme, confusion, défiance et infox. Faire entendre des arguments rationnels est complexe, la faute à des préjugés enracinés, confortés par des discours manipulant les faits. Quand nos concitoyens sont tiraillés entre fidélité aux principes d’accueil et peur de ne plus avoir les moyens d’intégrer, il est urgent de comprendre les migrations ; particulièrement dans une société qui résulte de la diversité. Cette appropriation collective, citoyenne, nous l’appelons éducation aux migrations.

L’éducation aux migrations favorise l’émergence d’un regard objectif sur le fait migratoire. Nous sommes nombreux à être acteurs de l’éducation aux migrations. Nos principes constitutionnels sont garants du droit à l’instruction et à l’enseignement supérieur pour tous, contribuant à l’intégration des migrants par la qualification et l’accès à l’emploi. Nos enseignants font vivre la citoyenneté, la laïcité et la fraternité mais sont insuffisamment formés à la pédagogie des valeurs républicaines. Il nous faut renforcer l’École en développant l’enseignement des faits migratoires et religieux, démocratiser des dispositifs comme “Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants” adressés aux parents primoarrivants. L’audit de la recherche prouve l’abondance des travaux sur les migrations. Ils permettent d’objectiver ces phénomènes, et doivent être démocratisés sans instrumentalisation. C’est le propos d’initiatives citoyennes qui se mobilisent pour apaiser le débat public en contrant les infox.

L’éducation aux migrations est aussi portée par des élus locaux, confrontés à la montée des intolérances et en prise avec des réalités complexes : mineurs étrangers, logement, lutte contre la ségrégation urbaine et sociale résultant de politiques ayant produit un “séparatisme” imposé et subi dans certains territoires. De nombreuses communes s’engagent pour l’accueil inconditionnel. L’éducation aux migrations résulte de coopérations pluri-acteurs – chercheurs, élus, éducation populaire – convaincus que le développement de l’esprit critique est le socle d’une citoyenneté active. Ces dynamiques émergentes prennent la forme de dispositifs pédagogiques variés (ateliers, formations, expositions, conférences, films), encore trop confidentiels. Le terrorisme islamiste vise à ériger des murs entre français et étrangers, croyants et non-croyants, entre les musulmans et les autres. L’éducation aux migrations ne constitue pas une réponse à la violence djihadiste, certes. Mais elle travaille en profondeur afin de recréer les solidarités indispensables pour agir sur les fragilités de notre société. Si elle permet de (ré)activer notre sentiment d’appartenance à une humanité commune, alors nous aurons fait un grand pas vers une société plus humaine et moins perméable aux obscurantismes.

Voici à titre d’information, la liste des co-signataires:

Le respect des droits humains, la transparence et la préservation de la paix dans le cadre des processus électoraux sont une nécessité.

Paris, 29 octobre 2020. Nous, représentants des diasporas installées en France, réunies au sein du Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations (FORIM), prônons le développement de nos pays d’origine par la stabilité des institutions et les cadres constitutionnels nationaux. Issus de plus de 30 pays des Suds, nous revendiquons que seule la consolidation d’espaces démocratiques pourra créer les conditions nécessaires à l’apaisement des tensions et aux unités nationales.

En Guinée, la situation liée aux élections présidentielles du 18 octobre dernier, qui s’est dégradée tout au long de la semaine dernière, devient inquiétante. Les informations qui remontent, parcellaires, en raison notamment d’un fort ralentissement de la couverture internet par intermittence, révèlent un pays au bord de l’implosion, dont la sécurité de la population n’est plus assurée par les autorités, et qui se retrouve dans une situation de grande précarité.

Face à ce constat, la sortie de crise passera nécessairement par l’arrêt immédiat des violences étatiques contre les civils, ainsi que la cessation de l’usage répété par la police des tirs à balles réelles lors des rassemblements. Le Gouvernement guinéen doit protéger, et non entraver, les libertés fondamentales de son peuple, au premier rang desquelles la liberté d’expression et de manifestation des citoyens, ainsi que celle d’aller et venir librement dans le pays. En outre, le blocus militaire, conséquence du déploiement de l’armée nationale dans les quartiers et les grands axes des villes et du pays, crée de fait une situation d’embargo pour des populations qui ne sont pas en mesure de sortir de leur domicile.

Ce blocus engendre de grandes préoccupations sur le plan humanitaire : difficultés pour des millions de personnes de travailler, de s’approvisionner en eau et nourriture, d’accéder aux soins et à l’éducation, etc. Sans apaisement et ouverture, les conséquences vont vite s’avérer désastreuses.

La situation en Guinée n’est toutefois pas isolée : elle s’inscrit dans la volonté des peuples partout dans le monde, et notamment en Afrique, de réaliser pleinement leurs droits civils et politiques – le droit de critiquer les institutions, de vivre dans un régime politique de responsabilité, de transparence, et d’alternance. Portés par les plus jeunes d’entre nous, ces mouvements poussent nos élites à changer leurs modes de fonctionnement, et à accepter la pleine expression des divergences au sein des communautés nationales. Les crises électorales ne sont que le reflet du chemin qui reste à parcourir pour nos pays dans la constitution de réels Etats de droit, dans lesquels l’équilibre entre les pouvoirs est garanti. Nous sommes convaincus que l’essor de l’Afrique passera par la reprise en main, par les peuples africains, de leurs institutions politiques

D’autres pays ont récemment connu ou vont connaitre d’ici la fin de l’année des échéances électorales cruciales. Toutes les parties prenantes, société civile, gouvernements, commissions électorales, ont leur part à jouer dans la réussite des processus démocratiques. L’on pense évidemment à la Côte d’Ivoire, dont l’histoire récente nous invite à la plus grande vigilance.

En tant que représentants des diasporas, notre responsabilité est aussi engagée. De par notre appartenance à un double-espace, entre nos territoires d’accueil et d’origine, nous sommes des ponts naturels entre les pays, les citoyen.ne.s, les cultures. A nous d’assumer pleinement ce rôle, et de promouvoir un monde de liberté et de sécurité pour toutes et tous. Notre force est collective.

Mackendie Toupuissant

 Président du Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations (FORIM)

Abdoulaye Bah

Président de la Coordination des Associations Guinéennes de France 

(CAGF)

A lire également  :

En lien avec la présente tribune, voir la déclaration de Coordination SUD, (coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale) en soutien et solidarité avec les populations et la société civile.

Ressources complémentaires :

Communiqué conjoint mission diplomatie préventive CEDEAO-UA-NU (27/10/2020)

Le FORIM est signataire, aux côtés de Coordination SUD avec 150 coordinations, fédérations et associations nationales, d'une tribune lancée par Le Mouvement associatif.

Distribution de paniers alimentaires par la Plateforme des Associations Franco-Haïtiennes

Tribune. La crise sanitaire que nous traversons a révélé la grande vulnérabilité de notre société. Si de nombreux enseignements restent encore à en tirer, trois d’entre eux sont apparus comme des besoins essentiels : tout d’abord celui d’un service public qui fonctionne de manière efficace et soit suffisamment doté financièrement. Ensuite le besoin d’engagement citoyen et civique, celui de la solidarité active. Dès le début de l’épidémie, les citoyens et citoyennes se sont organisés et mobilisés en nombre pour apporter l’aide nécessaire aux plus fragiles, faire vivre des solidarités de voisinage et pour soutenir les associations souvent privées de leurs ressources bénévoles senior contraints de lever le pied. Des milliers de nouvelles associations et d’actions collectives ont fleuri partout dans le pays et ont contribué concrètement à rendre la période moins dure.

Enfin, la nécessité de la vie associative, comme bien commun. Le tissu associatif qui maille le territoire national prouve à nouveau son rôle essentiel pour la résilience de notre société. Comme toute l’économie du pays, les associations ont été en grande souffrance mais elles ont tenu et tiennent toujours leur rôle dans l’effort national de lutte contre le virus. Comme souvent en temps de crise et au plus fort des secousses, la vie associative maintient réelle et vivante notre capacité à vivre et agir ensemble.

Les associations de solidarité et du champ sanitaire et social en premier lieu, qui par leur action auprès des plus précaires, des personnes en situation de handicap ou auprès des personnes âgées ou isolées, ont soulagé le service public de santé. Ce sont également les associations culturelles, d’éducation populaire et de jeunesse, environnementales, familiales ou sportives, qui ont adapté leurs activités pour maintenir les liens et soutenir leurs adhérents. Ce sont celles de la solidarité internationale mobilisées pour l’aide aux pays les plus pauvres du monde, démunis dans leurs capacités de réponse sanitaire d’ampleur.

A l'occasion de la journée Internationale des Migrant.e.s. 2019, le FORIM adresse une lettre ouverte au Président de la République Française, Emmanuel Macron.
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A l'occasion de la Journée Internationale des Migrant.e.s. 2019, découvrez la campagne " Migrations : partageons nos richesses ".
(suite…)

Le débat parlementaire qui s’ouvre lundi 7 octobre sur la politique migratoire est un moment important, tant les enjeux liés aux migrations semblent cristalliser aujourd’hui des tensions au sein de notre société.

Le FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations) est inquiet de la propagation d’idées reçues sur les personnes migrantes, en particulier les personnes réfugiées et des demandeuses et demandeurs d’asile.

Contre ces préjugés et en amont de ce débat nous souhaitons réaffirmer certaines vérités :

Tous ces commentaires et propositions contribuent à créer un climat de suspicion générale des populations migrantes, qui viendraient envahir la France et l’Europe et remplacer les populations.

A contrario, nous, migrant.e.s, défendons notre double identité et une citoyenneté active en France comme dans nos pays d’origine. Les migrations sont une source de richesse et de liens entre les territoires, permettant d’agir et de générer d’énormes bénéfices en termes de développement humain et d’aide au développement. Pleinement ancrées ici, nous sommes également tourné.e.s vers nos pays d’origine, dans lesquels les enjeux liés au changement climatique, au développement économique et sociale, aux droits humains, à l’égalité entre les femmes et les hommes, appellent des réponses d’envergure, de dignité humaine, de justice sociale et d’égalité.

Nous n’opposons pas les personnes migrantes entre elles. Les parcours migratoires dans leur pluralité sont autant de richesses à valoriser par la France. Les tentatives actuelles de découpages entre les « bon.ne.s » demandeuses et demandeurs d’asile et les mauvais.e.s « migrant.e.s économiques » ne pourront jamais masquer les phénomènes naturels de mobilité des personnes, sur lesquels la France s’est construite.

Nous craignons que le débat proposé soit incontrôlable et conforte les idées reçues. Nous appréhendons le fait qu’il se déroule dans un climat de crise sociale (et non de « crise des migrants ») et qu’il soit plus un défouloir anti-immigré.e.s, avec des risques de dérapages verbaux et de stigmatisation de tout un pan de la population.

 Ce débat parlementaire doit contribuer à la déconstruction des idées reçues sur les migrations, et apporter des réponses convaincantes aux enjeux réels : l’accès aux droits, à la santé, au logement, au travail dans des conditions dignes pour tou.te.s. 

Signataire de la Tribune 

FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations) 

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160 associations, syndicats, collectifs citoyens, appellent à se rassembler le mercredi 3 juillet à 18h, place de la bataille de Stalingrad à Paris, pour dénoncer une atteinte inqualifiable aux droits humains les plus fondamentaux et soutenir l’ensemble des personnes exilées et leurs soutiens. 
La nuit du samedi 29 juin, Carola Rackete a été arrêtée par la police italienne après avoir accosté avec son navire dans le port de Lampedusa. A son bord, 42 personnes secourues dans les eaux internationales au large  de la Libye.Après 17 jours d’errance en Méditerranée, la capitaine du Sea Watch 3 a pris la décision d'entrer sans autorisation dans le port, bravant ainsi les interdits du gouvernement italien et le silence de l’Union Européenne.

Elle l’a fait parce qu’il y a quelque chose au-dessus des lois immorales promulguées par le ministère de l’intérieur italien et de la lâcheté meurtrière de l’Union Européenne. Au-dessus, il y a l’humanité et le respect des droits fondamentaux. Carola Rackete a fait le choix de l’humanité. Elle et son équipage ont choisi de sauver 42 femmes et hommes exilé·e·s, condamné·e·s à se noyer au milieu de la méditerranée, ou à être torturé·e·s, violé·e·s, enfermé·e·s.

En niant le droit de ces personnes d’être secourues, l’Italie se rend complice de l’enfer qu’est devenue la Libye aujourd’hui pour les personnes exilées. En fermant les yeux et en se déresponsabilisant, la France se rend tout autant complice. En militarisant ses frontières et en déléguant l’accueil des personnes à des pays tiers, l’Union Européenne est responsable du délitement de leurs droits. En refusant d’intervenir, la Cour Européenne des Droits de l’Homme devient complice de cette atteinte aux principes les plus fondamentaux de notre humanité.

Exigeons que les personnes sauvées et que tou·te·s les exilé·e·s soient protégé·e·s et que leurs droits soient respectés. Exigeons que tous bateaux avec à leur bord des enfants, des femmes et des hommes en danger soient accueillis dans tous les ports de l’Union Européenne.

Exigeons la libération immédiate et la levée des sanctions contre Carola Rackete, Pia Klemp et tout l’équipage du Sea Watch 3, symboles d’une humanité qui nous donne à toutes et tous, chaque jour, l’espoir et la détermination.

Nous appelons toutes les organisations, citoyen.ne.s, personnalités engagées, à se rassembler le mercredi 3 juillet à 18h, place de la bataille de Stalingrad à Paris, pour dénoncer une atteinte inqualifiable aux droits humains les plus fondamentaux et soutenir l’ensemble des personnes exilées et leurs soutiens.

Plus d'infos sur le rassemblement disponibles ici.

Signataires : 350.org; ACAT-France; Accueil de merde; ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie); ActionAid France - Peuples Solidaires; AHSETI LE HAVRE; AID (Association Initiatives Dionysiennes); Aitec; Alternative Espaces Citoyens (Niger); AMDH Maroc; Amorces; Anafé; APICED; Ardhis; ASBL Na'oura Bruxelles; ASOCIACION ELIN; Association d'Accueil des Demandeurs d'Asile de Mulhouse; Association Encrages; Association Européenne pour la Défense des Droits de l'Homme; ASSOCIATION HENRI PEZERAT; Association La Boussole; Association Survie; ATTAC France; ATTAC local Reims; ATTAC Savoie; Autres Brésils; Bagaérue; Bani Street; CADTM International; Carre Geo & Environnement France; CSIA-Nitassinan (Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques); CCFD-Terre Solidaire; Centre Primo Levi; Cercle du Silence; CGT; Chemins Pluriels; CIBELE; Colectivo Editorial Crisis - Argentine; Collectif "Changer de Cap"; Collectif "Les Voisins Solidaires" (MEZY-sur-SEINE); Collectif "Migrants: changeons notre regard!" (Antony); Collectif amiènois des sans-papiers; Collectif Argentin pour la Mémoire collectif; CGT migrants 31; Collectif de Défense des Droits et Libertés des Etrangers (Besançon); Collectif de Défense des Jeunes du Mantois; Collectif de soutien de l'EHESS aux sans papiers et aux migrant-es; Collectif Exilés 51; Collectif Justice & Libertés 67; Collectif Loire "Pour que personne ne dorme à la rue"; Collectif Migrants Var Est; Collectif pour une Nation Refuge; Collectif Vigilance pour les droits des étrangers  (Paris 12ème); Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie; Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie (Belgique); Comité des Sans Papiers 59; Comité local ATTAC Rennes; Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT); Comité sud 54 du Mouvement de la Paix; Confédération Paysanne; Coopérative EELV; Coordination SUD; CRID; CSP75/CISPM; DIEL; Droit Au Logement - DAL; Du Collectif Malgré Tout; Earth Strike France; Emmaüs Europe; Emmaüs France; Emmaüs International; Encuentro de Profesionales contra la Tortura; Enercoop; Etudiants et Développement; ENSEMBLE; Ensemble & Solidaires; Union Nationale des Retraités et des Personnes Âgées - Fédération de Paris; Etats Généraux des Migrations; Etats Généraux des Migrations-Paris (EGM Paris); Etats Généraux des Migrations 33; Europe solidaire sans frontières (ESSF); FASTI - Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s; Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR); Féministes contre le cyberharcèlement; FIDH; Fondation Copernic; Fondation un monde par tous; FORIM; France Amérique Latine; France Libertés- Fondation Danielle Mitterrand; FTCR;Ganges Solidarités; GAS (Groupe Accueil et Solidarité); GISTI (groupe d'information et de soutien des immigré.es); Grdr - Migration citoyenneté Développement; Groupe Non-Violent LOUIS LECOIN ICARE 05; Immigration Développement Démocratie; IRD; La Cimade; La Cimade 43; La Divagante; La Ville en Commun; L'Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie -  L'ACORT; L'Auberge des Migrants; Les Amis de la Terre France; Les midis du mie Paris; Ligue des droits de l'Homme  (Landes); Ligue des droits de l'Homme (LDH National); Ligue des Droits de l'Homme  (Mulhouse); Montagne Accueil Solidarité; Montreuil Ecologie; Mouvement de la Paix; Mouvement des Progressistes; Médecins du Monde France; Médecins sans frontières; Mouvement pour l'Economie Solidaire; MRAP;  Vox International; Nouvelle Jungle - Lille; Oxfam France; OSIRIS; Paris d’Exil; PDS : petits déjeuners solidaire; PEPS et Sociale (Pour une Ecologie populaire et sociale); Red Acoge; Rencontres avec le Tiers Monde (RTM); Rencontres et Débats Autrement; Réseau Chrétien - Immigrés; Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC); Réseau Féministe "Ruptures"; Réseau Roosevelt Paris - IdF; RESF; RESF 33; RESF 5-13; RESF 54; RESF Paris; RESF 43; RESOME; RITIMO; RUSF Paris 8; SANG POUR DANS; Secours Catholique - Caritas France; Sherpa; Solidarite Migrants Oise; Solidarite Migrants Wilson; SOS Racisme; Syndicat ASSO - Solidaires; Syndicat des Avocats de France ( SAF); THOT (Ecole diplômante de français pour les réfugiés et demandeurs d'asile); Tous migrants; UFSE-CGT; UJFP  Union Juive Française pour la Paix; UL CGT Brétigny sur Orge; Union des Tunisiens pour l'Action Citoyenne (UTAC); United Migrants; Union Syndicale Solidaires; Urgence Welcome; Utopia 56; Voisins Solidaires; Welcome-Franois-Serre; Zone de Solidarité Populaire Paris 18e.

Avec le soutien principal de l'Agence française de Développement

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