Le 16 mars 2026, une nouvelle étape a été franchie dans les relations entre le Cabo Verde et sa diaspora organisée en France, avec la signature d’un protocole de coopération entre le Gouvernement de la République du Cabo Verde, la Fédération des Associations Capverdiennes de France (FACF) et le FORIM. Cette avancée majeure, portée dans le cadre du projet Connect’Diasporas, consacre la diaspora comme un acteur stratégique du développement et ouvre la voie à une coopération plus structurée, plus durable et plus opérationnelle.
Signé en présence de Vanuza BARBOSA, Secrétaire d’État aux Communautés, de Wilson DA GRAÇA ROBALO, président de la FACF, de Fernande GONÇALVES SEMEDO, vice-présidente du FORIM, et d’Adel ABDÉDAÏM, responsable du programme Connect’Diasporas, cet accord marque l’aboutissement d’un processus de dialogue engagé de longue date et intensifié ces derniers mois grâce à une dynamique de travail collective entre institutions et diaspora. Cette signature s’inscrit dans le cadre du projet Connect’Diasporas, mis en œuvre par le FORIM, financé par l’Union européenne à travers le MMD Grant Facility, porté par l’ICMPD.
Au-delà de sa portée institutionnelle, ce protocole vient reconnaître une réalité de terrain : depuis plusieurs générations, la diaspora capverdienne contribue activement au développement du pays, non seulement sur le plan économique, mais aussi dans les domaines social, culturel, éducatif, sanitaire et humain. Le cadre désormais formalisé entre le Gouvernement et la FACF permet de donner à cette contribution une base plus lisible, plus stable et mieux structurée, fondée sur la continuité, la transparence, la responsabilité et la co-construction. Le protocole prévoit notamment l’organisation d’un dialogue institutionnel régulier, la mise en place d’un comité mixte de pilotage, l’élaboration de plans d’action annuels, ainsi qu’un travail conjoint dans plusieurs domaines prioritaires comme la jeunesse, l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat, la culture, le tourisme ou encore le sport.

Cet accord n’est pas né en un jour. Il prolonge directement la première mission terrain menée au Cabo Verde en octobre 2025 par le FORIM et la FACF dans le cadre de Connect’Diasporas. Cette mission avait pour objectif de poser les bases d’un partenariat structuré entre la diaspora capverdienne organisée en France et les autorités locales et nationales du pays, en identifiant les besoins, les priorités et les opportunités de collaboration.
Pendant plusieurs jours, la délégation a multiplié les rencontres avec les autorités, les collectivités, les partenaires techniques et financiers, ainsi que plusieurs acteurs du développement. Un atelier multi-acteurs a également réuni une quarantaine de participants autour de thématiques prioritaires telles que la santé, l’éducation, l’eau et l’environnement, le développement économique, la jeunesse et la culture. Ce temps de travail a permis de faire émerger une vision commune, de renforcer l’interconnaissance entre institutions et diaspora, et de poser les premières bases d’un cadre de coopération plus ambitieux.
La mission a aussi permis de valoriser concrètement l’apport de la diaspora au développement local, à travers la visite de projets soutenus avec l’appui du FORIM (PRA/OSIM), illustrant la capacité des organisations diasporiques à porter des initiatives utiles, durables et ancrées dans les réalités des territoires. Elle a enfin ouvert la voie à une formalisation progressive du partenariat avec les autorités capverdiennes, dont le protocole signé aujourd’hui constitue l’aboutissement logique.

Avec cette signature, le Cabo Verde envoie un signal fort à ses communautés à l’étranger : celui d’une volonté de bâtir une relation plus étroite, plus structurée et plus durable avec une diaspora organisée, reconnue comme partenaire stratégique du développement national. Cette orientation rejoint d’ailleurs les priorités du Plan stratégique des Communautés 2022–2026, qui reconnaît pleinement la diaspora comme un levier essentiel du développement du pays.
Pour le FORIM, cette avancée s’inscrit dans la continuité d’un engagement historique aux côtés des organisations de diasporas. Depuis sa création, le FORIM accompagne la structuration, la montée en capacités et la reconnaissance des organisations diasporiques, en particulier celles de son réseau. Avec Connect’Diasporas, cette démarche se prolonge à travers une approche spécifique : accompagner la structuration des fédérations diasporiques en Europe, renforcer leurs capacités, et favoriser en parallèle leur reconnaissance institutionnelle dans les pays d’origine. En signant cet accord en qualité de facilitateur, le FORIM confirme son rôle d’appui méthodologique, de mise en relation et d’accompagnement des partenariats, sans se substituer aux acteurs directement engagés dans la coopération.
« L’enjeu n’est pas seulement de reconnaître le rôle de la diaspora, mais de lui donner un cadre clair pour agir dans la durée. Ce que nous voyons aujourd’hui au Cabo Verde montre que lorsqu’elle est reconnue, écoutée et accompagnée, la diaspora peut devenir un véritable levier de coopération. C’est tout le sens de Connect’Diasporas : transformer des échanges prometteurs en partenariats concrets et durables », rappelle Adel ABDÈDAÏM, responsable du programme.
Cette dynamique pourrait d’ailleurs inspirer d’autres diasporas capverdiennes organisées à l’international, notamment au Portugal, au Canada et aux États-Unis, où les communautés capverdiennes jouent elles aussi un rôle important et pourraient, à terme, s’inscrire dans des cadres de coopération structurés avec les autorités du pays. En ce sens, l’accord signé avec la FACF dépasse le seul cadre bilatéral entre la France et le Cabo Verde, en ouvrant une perspective plus large de reconnaissance, de structuration et de coopération avec l’ensemble de la diaspora capverdienne organisée dans le monde.
Cette signature ouvre désormais une nouvelle phase, celle de la mise en œuvre. Plans d’action, mécanismes de suivi, nouvelles initiatives conjointes et approfondissement du dialogue devront maintenant donner corps aux engagements pris. Mais une chose est déjà acquise : avec ce protocole, la diaspora capverdienne en France franchit un cap décisif dans sa reconnaissance institutionnelle et dans sa capacité à agir aux côtés des autorités, au service d’un développement partagé entre le Cabo Verde et ses communautés à travers le monde.




Du 17 au 26 octobre, une délégation du FORIM, et de la Fédération des Associations Capverdiennes de France (FACF), s’est rendue sur l’Île de Santiago dans le cadre du programme Connect’Diasporas financé par l’Union européenne, à travers le MMD III Grant Facility, mis en œuvre par l'ICMPD. Cette première mission a posé les bases d’un dialogue structuré entre la diaspora capverdienne organisée en France et les institutions du Cap-Vert.

Conduite par le FORIM en partenariat avec la Fédération des Associations Capverdiennes de France (FACF), cette mission s’inscrivait dans le cadre du programme Connect’Diasporas – Partenariats avec les autorités locales, soutenu par l’Union européenne à travers le Mécanisme de Subvention MMD III, mis en œuvre par le Centre International pour le Développement des Politiques Migratoires (ICMPD).
L’objectif du programme est de renforcer la coopération entre les diasporas africaines et les autorités locales et nationales de leurs pays d’origine, en valorisant leur expertise et leur engagement au service du développement.
Connect’Diasporas repose sur une approche double : accompagner la structuration des fédérations diasporiques ici, en Europe (France et Espagne), et favoriser leur reconnaissance institutionnelle là-bas, dans les pays d’origine (Angola, Cap-Vert, Comores, Madagascar, République du Congo et Sénégal).
Coorganisée avec le Ministère des Communautés, en marge du Congrès international des cadres capverdiens (CIQC), la mission visait à renforcer le dialogue entre les autorités capverdiennes et la diaspora autour d’enjeux de développement local, économique et social. La délégation du FORIM et de la FACF a rencontré de nombreux acteurs : les présidents des municipalités de Santa Cruz et de Santa Catarina, les représentants de la Délégation de l’Union européenne, de l’Ambassade de France, de l’OIM, de LuxDev, de l’Office International de l’Eau, de la compagnie Cabo Verde Airlines, ainsi que la délégation française du CIQC.
Ces échanges ont contribué à visibiliser le rôle des associations capverdiennes en France, à favoriser l’interconnaissance entre institutions et diaspora, et à faire émerger des pistes de collaboration durables.
Moment fort de la mission, un atelier multi-acteurs d’une journée a réuni une quarantaine de participants issus de l’administration, des collectivités, du secteur économique et du tissu associatif. L’objectif : dresser un état des lieux des relations entre la diaspora et les autorités, puis co-construire une vision commune à l’horizon 2030 sur plusieurs thématiques prioritaires - santé, éducation, eau et environnement, développement économique, jeunesse et culture.
Cet atelier, premier du genre au Cap-Vert, a marqué un tournant dans la reconnaissance du rôle des diasporas. Il a d’ailleurs fait l’objet d’une couverture médiatique nationale, notamment à la télévision capverdienne sous le titre : « Diáspora cabo-verdiana e instituições públicas definem estratégias para reforçar laços mútuos ».
La délégation a également été reçue par Son Excellence Monsieur José Maria Neves, Président de la République du Cap-Vert, pour une audience officielle symbolisant la volonté partagée de consolider les liens entre le pays et sa diaspora. Les discussions menées avec le ministère des Communautés ont permis d’esquisser les bases d’une future convention de partenariat pour accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale en faveur de la diaspora. Une lettre d’intention devrait prochainement formaliser cet engagement.

En parallèle, la mission a permis de visiter plusieurs projets soutenus par le dispositif historique du FORIM, le PRA/OSIM, mis en œuvre avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD) et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. À Fonta Lima et Santa Catarina, des initiatives de réhabilitation artisanale et agricole soutiennent l’autonomie économique des communautés locales. À Basso Baca, un système d’adduction d’eau solaire améliore durablement l’accès à l’eau. À Santa Cruz, les coopératives agricoles et groupements de femmes bénéficient de l’appui constant des associations issues de la diaspora.
Ces initiatives illustrent l’impact concret et durable de l’engagement diasporique dans le développement local au Cap-Vert.
Cette première mission Connect’Diasporas au Cap-Vert marque une étape clé dans la consolidation du dialogue entre la diaspora et les institutions capverdiennes.
Elle ouvre la voie à une deuxième mission, prévue début 2026, qui visera à transformer ces premiers échanges en plans d’action et partenariats opérationnels.
Le FORIM remercie l’ensemble des partenaires capverdiens pour leur accueil, leur disponibilité et leur engagement commun en faveur d’une coopération durable entre diaspora et autorités locales.
Crédits photos : FORIM – octobre 2025
Projet financé par l’Union européenne à travers le MMD III Grant Facility, mis en œuvre par l’ICMPD.
Le FORIM a organisé le 31 mai 2025, au Jardin d’Agronomie Tropicale de Paris, l’atelier de lancement du projet Connect’Diasporas, en présence de plus de 40 participant·es : fédérations diasporiques, ambassades africaines, institutions publiques et partenaires techniques et financier du projet.
Cet événement marque le lancement opérationnel du programme, dont l’objectif est de renforcer le dialogue structuré entre les diasporas africaines en Europe (France, Espagne) et les autorités nationales de six pays d’origine : CapVert, RépubliqueDuCongo, Madagascar, Sénégal, Angola, Comores.

Temps forts de cette journée structurante : La matinée a été rythmée par des prises de parole institutionnelles riches et représentatives, au cours desquelles chaque partie prenante a pu partager sa vision, ses priorités et ses attentes vis-à-vis du projet. Elle s’est poursuivie par un atelier collaboratif, conçu pour co-construire une feuille de route commune, approfondir la logique d’intervention du projet, et identifier les enjeux spécifiques à chaque pays, notamment en matière de dialogue entre les autorités locales et les diasporas.
La présence active de plusieurs représentant·es diplomatiques, notamment des ambassades du CapVert, du Congo, et de Madagascar, a témoigné de l’intérêt croissant porté par les États à cette dynamique.





À leurs côtés, des autorités nationales en charge des diasporas et des questions migratoires, notamment de Madagascar et des Comores, ont également pris part aux échanges, confirmant l’importance de bâtir un partenariat institutionnel solide avec les diasporas organisées. Cette reconnaissance mutuelle est au cœur de la démarche Connect'Diasporas.
Les échanges ont permis de mettre en lumière des enjeux partagés, de premières propositions concrètes et un engagement commun en faveur d’un dialogue durable.
Un grand merci aux fédérations partenaires et membres (FACT, FACF, CAPCOS, UNACOF, CAAF, CASC) pour leur mobilisation, aux représentant·es institutionnel·les pour leur présence, à l’équipe du FORIM et à nos partenaires de l’Union européenne et de l’ICMPD pour leur confiance.
Pour rappel, Connect’Diasporas est un programme mis en œuvre par le FORIM, avec le soutien financier de l’Union européenne via le Mécanisme de Subvention MMD III, sous la coordination d’ICMPD. Il vise à renforcer le dialogue entre six fédérations diasporiques africaines en Europe et les autorités locales de leurs pays d’origine, à travers des actions de structuration, de reconnaissance et de coopération institutionnelle.
Dans le cadre du projet Connect’Diasporas, le FORIM – Réseau des diasporas solidaires – a eu l’honneur de rencontrer, en mai 2025, les représentations diplomatiques de trois pays africains en France : Madagascar, le Cap-Vert et la République du Congo. Ces rencontres ont permis d’initier ou de consolider un dialogue structuré entre les autorités nationales et les fédérations diasporiques membres du FORIM.

Le FORIM a été chaleureusement accueilli à l’Ambassade de Madagascar par M. Lionel RATSIRIMPADY, Chargé d’Affaires a.i., accompagné de Mishou RANDIMBIARISOA (Premier Conseiller), Espérance PELANDROY (Conseillère juridique), Holitiana Annie RAZAKASON (Conseillère aux affaires consulaires) et Garry RAMAHEFARISOA (Chargé de mission). Un représentant de la Direction de la diaspora et des questions migratoires du Ministère malgache des Affaires étrangères a également participé à l’échange depuis Antananarivo.
La rencontre a permis de valoriser les initiatives portées par la fédération FACT Madagascar, membre du FORIM, notamment dans le cadre du programme PRA/OSIM.
👥 Délégation FORIM :

Le FORIM a été reçu par Son Excellence M. Antonio Pedro ALVES LOPES, Ambassadeur de la République du Cap-Vert, accompagné du Consul général Filomeno BRITO. Cette rencontre a marqué une étape importante dans l’établissement d’un dialogue renforcé entre les institutions capverdiennes et la diaspora représentée par la FACF (Fédération des Associations Capverdiennes en France), membre du FORIM.
Les échanges ont confirmé la volonté partagée de structurer la coopération institutionnelle.
👥 Délégation FORIM :

La délégation du FORIM a été reçue par Son Excellence M. Rodolphe ADADA, Ambassadeur du Congo en France, en présence de Mme Larissa ONDZIE ONGOGNI, Conseillère chargée des Congolais de l’étranger. Cette rencontre a posé les bases d’un dialogue renforcé avec la diaspora congolaise, représentée par la CAPCOS (Coordination d’Appui aux Projets de Solidarité Internationale pour le Congo Brazzaville).
Les autorités congolaises ont salué la démarche du FORIM et manifesté leur intérêt à poursuivre la dynamique dans la durée.
👥 Délégation FORIM :
🙏 Le FORIM adresse ses remerciements les plus sincères aux trois ambassades, aux ambassadeurs, chargés d’affaires, consuls et conseillers pour leur accueil chaleureux, leur écoute et leur engagement en faveur d’un dialogue renforcé avec les diasporas.
💡 Pour rappel, Connect’Diasporas est un programme mis en œuvre par le FORIM, avec le soutien financier de l’Union européenne via le Mécanisme de Subvention MMD III, sous la coordination de l’ICMPD. Il vise à renforcer le dialogue entre six fédérations diasporiques africaines en Europe et les autorités locales de leurs pays d’origine, à travers des actions de structuration, de reconnaissance et de coopération institutionnelle.
