FORIM

Le second Forum d’examen des migrations internationales (FEMI) s'est tenu au siège de l’ONU à New York du 5 au 8 mai. Le Forum fait le point sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM). A L’occasion de ce forum, les pays signataires du pacte ont la possibilité, sur la base du volontariat de présenter leur bilan des 4 dernières années de mise en œuvre du pacte.

La France a choisi de présenter une note à cette occasion. Le FORIM a été consulté lors d’une réunion préparatoire, et la note de la France met en avant le programme PRA/OSIM en tant que bonne pratique, la seule initiative de solidarité internationale évoquée dans la note. Le FORIM a également été évoqué par la France en assemblée plénière.  

Le FORIM se félicite de la mise en lumière de ses actions par la France qui porte avec fierté les bonnes pratiques du FORIM sur la scène internationale et met en avant du rôle des diasporas pour une aide au développement efficace et pérenne. Le FORIM note également que la déclaration commune de progrès adoptée à l'issue du Forum reconnaît la mobilisation des diasporas et souligne l'importance d'appuyer les initiatives de développement portées par les diasporas.

Cependant, le FORIM regrette les coupes budgétaires de l’APD qui réduisent les moyens de ses programmes, y compris le PRA/OSIM qui a diminué de moitié ses bénéficiaires en 2025. Le Forim appelle à un soutien renforcé aux initiatives des diasporas, et à un positionnement fort sur la question des droits humains et du renforcement des voies de mobilités régulières, notamment pour les étudiants.

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Appel à projets international 2026 "Cantines scolaires durables"

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A Tambacounda, l’association Audition Solidaire France Sénégal (ASFS) vise à offrir aux élèves sourds les clés d'un avenir connecté et inclusif.

Au Sénégal, et plus particulièrement dans la région de Tambacounda, l'accès à une éducation de qualité pour les enfants en situation de handicap reste un défi majeur. Les élèves sourds souffrent d'une double fracture : l'isolement lié à leur handicap et l'exclusion numérique. Sans outils adaptés ni supports pédagogiques modernes, leurs chances d'insertion professionnelle et sociale demeurent limitées dans un monde de plus en plus digitalisé.

Le projet est porté par l'association Audition Solidaire France Sénégal (ASFS), une Organisation de Solidarité Internationale issue des Migrations (OSIM), et est suivi par le COSIM Nouvelle-Aquitaine. L'action se déploie à Tambacounda, un carrefour régional stratégique mais confronté à d'importants besoins en infrastructures éducatives spécialisées.

Pour répondre à ces enjeux, une stratégie axée sur l'accès et la formation a été déployée :

Résultats concrets

L'intervention de l'ASFS illustre la capacité de la diaspora à mobiliser une expertise technique pointue au profit de son territoire d'origine. Par ailleurs, elle a été lauréates à 4 reprises entre 2016 et 2024. Face aux défis financiers et techniques liés à l'usage des nouveaux outils, l'OSIM a fait preuve d'une grande réactivité stratégique. Sa connaissance du contexte local a permis de réallouer les fonds de manière efficace et de solliciter une assistance externe pour résoudre les lacunes techniques, garantissant ainsi la continuité et la qualité du projet.

Ce projet s'inscrit dans une dynamique de développement durable et inclusif :

En bref (chiffres clés)

Pamela Gnaly a 24 ans, est française d'origine ivoirienne et il y a deux ans elle est partie en volontariat au Sénégal dans le cadre du dispositif Jeunesse Solidarité Internationale (JSI) avec Mediaquart. Son parcours met en avant un engagement conscientisé à l’image d’une génération plus au fait des rapports de domination.

Pamela grandit à Paris, dans des quartiers où se croisent au quotidien les diasporas africaines, maghrébines ou encore asiatiques. Longtemps, les inégalités qu'elle perçoit autour d'elle restent des sensations diffuses, sans grille de lecture. C'est à l'adolescence, au contact d'une amie engagée dans les luttes féministes, écologistes et antiracistes, que quelque chose se formule.

« C'est vraiment à ce moment-là que j'ai commencé à comprendre les rapports de domination. »

Puis vient la classe préparatoire, où elle se retrouve parmi les rares étudiantes racisées. Une professeure lui dit qu'elle sait ce que ça fait d'être « de banlieue », alors que Pamela a toujours vécu à Paris intra-muros. La remarque, anodine pour celle qui la prononce, agit comme un révélateur : elle prend conscience du décalage entre la manière dont elle est perçue et sa propre trajectoire.

Avant le Sénégal, il y a Solidays, We Love Green, puis Africolor, un festival de musiques africaines en Seine-Saint-Denis. Ces premières expériences bénévoles lui ouvrent des espaces culturels dans lesquels elle ne se sentait pas forcément légitime. Elles lui permettent aussi de se rapprocher d'une africanité qu'elle n'avait pas toujours su comment habiter.

Son mémoire de master sur la fermeture du Tati à Barbès prolonge ce mouvement : elle analyse les transformations des quartiers diasporiques parisiens et y retrouve ses propres questionnements sur l'appartenance et les territoires.

C'est lors de son service civique qu'elle découvre le programme de Mediaquart, un échange entre jeunes issus des diasporas africaines vivant en France et jeunes sénégalais engagés dans des projets d'agroécologie. Pendant deux semaines, à travers des ateliers pensés sur le modèle de l'éducation populaire, Pamela sort de ses cadres habituels de lecture. Ce qui la marque, c'est l'horizontalité du dispositif. Pas de posture de « sauveuse ». Des échanges, des discussions qui deviennent peu à peu des prises de conscience collectives.

« Cette expérience nous a permis de nous rendre compte du pouvoir qu'on pouvait avoir par rapport à ça. »

Son parcours illustre ce que la récente étude collective Volontariat et diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale, conduite par le FORIM et France Volontaires (mai 2026), documente à grande échelle : pour les jeunes issus des diasporas, le volontariat fonctionne souvent comme une « conscientisation différée » (constat 3 de l’étude), une expérience dont les effets transformateurs se révèlent progressivement, bien après le retour. L'étude identifie également ce que Pamela a vécu de plein fouet : l'accès à ces dispositifs reste inégal, semé de freins économiques, psychologiques et informationnels qui touchent de façon disproportionnée les jeunes des quartiers populaires et les personnes racisées (constat 2).

De retour à Paris, Pamela poursuit ses engagements : elle rejoint Reach Out pour les luttes antiracistes et féministes, et s'engage avec Trouve ta voix auprès de collégiens et lycéens à Colombes. Dans les classes de seconde qu’elle accompagne, elle observe quelque chose qu'elle reconnaît : des jeunes qui ne se sentent pas concernés par la politique, comme elle ne l'était pas à leur âge. Elle travaille à leur donner les outils d'une nouvelle lecture du monde.

« J'essaie de me battre pour que les personnes qui me ressemblent ou pas du tout aient accès à ce que moi j'ai pas pu avoir accès plus jeune. »

Ce que le volontariat a consolidé en elle, elle le retransmet. Et ce faisant, elle incarne une autre recommandation centrale de l'étude, celle de rendre visibles les récits de volontaires issus des diasporas pour susciter de nouveaux engagements. Elle dit sans détour que l'accès à ce type de dispositif reste inégal, peu visible, peu fléché. « C'est par chance que j'ai choisi Mediaquart et que j'ai pu aller au Sénégal. »

Ce témoignage est aussi un coup de projecteur pour que les jeunes des diasporas n'aient pas à « gratter » pour trouver les portes d'entrée vers un engagement qui leur ressemble.

Et demain ? Elle suit les missions de France Volontaires, les yeux tournés vers l'Afrique de l'Ouest. L'idée de partir travailler quelques années en Côte d'Ivoire, elle l'a depuis ses 16 ans. Cette ambition-là n'a pas bougé.

🔗 Pour découvrir l'Etude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM

🔗 Pour découvrir la Synthèse de l'étude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM

Le FORIM, France Volontaires et le F3E vous invitent à la restitution de l’étude collective « Volontariat et diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale » portée en partenariat avec le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et la Ville de Marseille.

Fruit d’un partenariat renforcé entre France Volontaires et le FORIM, cette étude met en évidence un levier concret pour renforcer la solidarité internationale en articulant davantage les dynamiques d’engagement déjà portées par les diasporas en France, notamment en direction de leurs pays d’origine, avec les dispositifs de volontariat soutenus par l’État.

La restitution sera l’occasion de partager les principaux enseignements de l’étude et d’ouvrir un temps d’échange autour de plusieurs enjeux clés :

Le Vendredi 29 mai 2026, de 14h30 à 17h00
Au siège de France Volontaires : 6 rue Truillot à Ivry-sur-Seine (métro 7 et RER C)

Merci de vous inscrire via ce lien : https://forms.office.com/

🔗 Pour consulter la synthèse de l'étude : Synthèse de l'étude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM

Appel à projets international 2026 "Cantines scolaires durables"

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Appel à projets de la Fondation Veolia

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Appui aux actions internationales pour l'eau, l'assainissement et l'hygiène

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Fonds déchets de la Métropole de Lyon

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Fonds eau de la Métropole de Lyon

Les appels à projets et avis de publicité - La Métropole de Lyon

Ouvrir un robinet et voir l'eau couler : un geste banal pour certains, mais une véritable révolution pour les 3 000 habitants d'Awaham qui célèbrent aujourd'hui la fin d'un combat pour l'hygiène et la santé.

Dans la région d'Ashanti, au Ghana, le village d'Awaham faisait face à un défi majeur : l'absence d'infrastructures d'eau potable et d'assainissement décentes. Cette situation exposait la population, et particulièrement les enfants, à de nombreuses maladies hydriques chroniques. Sans accès à des sanitaires publics, les conditions de vie et la dignité des villageois étaient durement éprouvées, freinant le développement social et économique de la localité.

Le projet est porté par l'association SANKOFA BLACK STAR (ASBS), une Organisation de Solidarité Internationale issue des Migrations (OSIM) basée à Vaulx-en-Velin. En lien étroit avec le partenaire local Awaham Development Project, l'association a ciblé le district de Sekyere East pour déployer une solution durable d'approvisionnement en eau, répondant à une demande directe de la communauté ghanéenne.

Le projet a mobilisé des ressources techniques et humaines importantes pour transformer le quotidien du village :

Résultats concrets :

L'association Sankofa Black Star a démontré la force de la diaspora à travers sa capacité de résilience financière et logistique. Face à une augmentation imprévue du prix des matériaux et à des complexités de sous-traitance, l'OSIM a su maintenir le cap. Sa connaissance fine des structures sociales locales (Comité des Anciens, associations de villageois) a permis de mobiliser des contributions locales essentielles et de garantir que les infrastructures correspondent aux besoins réels du terrain.

Cette initiative s'aligne sur les Objectifs de développement durable (ODD) :

En bref (chiffres clés)

KOMOR’CONNECT : Ensemble, célébrons l’engagement et l’impact de la diaspora comorienne !

Samedi 23 mai 2026 à Lyon, l’UNACOF vous convie à KOMOR’CONNECT, une journée dédiée à la réflexion, à la culture et à l’engagement de la diaspora comorienne. Cet événement s’inscrit pleinement dans la dynamique du programme Connect’Diasporas, qui vise à renforcer le rôle des diasporas africaines comme partenaires clés du développement, en favorisant un dialogue structuré entre les fédérations diasporiques en Europe et les autorités publiques des pays d’origine.

Au programme :

🔹 Matinée : Tables rondes sur l’entrepreneuriat, la jeunesse et la coopération internationale – des échanges pour construire des ponts entre la diaspora et les Comores.

🔹 Après-midi : Animations culturelles, stands associatifs et interventions institutionnelles – une vitrine des talents et des initiatives de la diaspora.

🔹 Soirée : Concert festif pour célébrer ensemble notre identité et notre engagement.

Pourquoi cet événement est-il important ?

Renforcer les liens entre les membres de la diaspora et les acteurs du développement aux Comores.

Valoriser les initiatives associatives et entrepreneuriales portées par la diaspora.

Créer des synergies entre culture, engagement citoyen et développement durable.

Réservez dès maintenant cette date dans vos agendas !

📧 Contact : communication.unacof@gmail.com

Les informations utiles :

📍 Où ? Salle Irène Joliot-Curie,  68 Boulevard Irène Joliot Curie, 69200 Vénissieux
Quand ? À partir de 19h30
🎟️ Tarifs :


Cette action s’inscrit dans le cadre du projet Connect’Diasporas, mis en œuvre par le FORIM avec le soutien financier de l’Union européenne à travers le MMD III Grant Facility porté par l’ICMPD.


Le FORIM s'est rendu aux Comores en octobre 2025, pour en savoir plus sur cette mission : https://forim.net/actualite/la-diaspora-un-levier-confirme-pour-un-developpement-durable-aux-comores/

Avec le soutien principal de l'Agence française de Développement

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