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A Tambacounda, l’association Audition Solidaire France Sénégal (ASFS) vise à offrir aux élèves sourds les clés d'un avenir connecté et inclusif.
Au Sénégal, et plus particulièrement dans la région de Tambacounda, l'accès à une éducation de qualité pour les enfants en situation de handicap reste un défi majeur. Les élèves sourds souffrent d'une double fracture : l'isolement lié à leur handicap et l'exclusion numérique. Sans outils adaptés ni supports pédagogiques modernes, leurs chances d'insertion professionnelle et sociale demeurent limitées dans un monde de plus en plus digitalisé.

Le projet est porté par l'association Audition Solidaire France Sénégal (ASFS), une Organisation de Solidarité Internationale issue des Migrations (OSIM), et est suivi par le COSIM Nouvelle-Aquitaine. L'action se déploie à Tambacounda, un carrefour régional stratégique mais confronté à d'importants besoins en infrastructures éducatives spécialisées.
Pour répondre à ces enjeux, une stratégie axée sur l'accès et la formation a été déployée :
Résultats concrets
L'intervention de l'ASFS illustre la capacité de la diaspora à mobiliser une expertise technique pointue au profit de son territoire d'origine. Par ailleurs, elle a été lauréates à 4 reprises entre 2016 et 2024. Face aux défis financiers et techniques liés à l'usage des nouveaux outils, l'OSIM a fait preuve d'une grande réactivité stratégique. Sa connaissance du contexte local a permis de réallouer les fonds de manière efficace et de solliciter une assistance externe pour résoudre les lacunes techniques, garantissant ainsi la continuité et la qualité du projet.
Ce projet s'inscrit dans une dynamique de développement durable et inclusif :
En bref (chiffres clés)
Pamela Gnaly a 24 ans, est française d'origine ivoirienne et il y a deux ans elle est partie en volontariat au Sénégal dans le cadre du dispositif Jeunesse Solidarité Internationale (JSI) avec Mediaquart. Son parcours met en avant un engagement conscientisé à l’image d’une génération plus au fait des rapports de domination.
Pamela grandit à Paris, dans des quartiers où se croisent au quotidien les diasporas africaines, maghrébines ou encore asiatiques. Longtemps, les inégalités qu'elle perçoit autour d'elle restent des sensations diffuses, sans grille de lecture. C'est à l'adolescence, au contact d'une amie engagée dans les luttes féministes, écologistes et antiracistes, que quelque chose se formule.
« C'est vraiment à ce moment-là que j'ai commencé à comprendre les rapports de domination. »
Puis vient la classe préparatoire, où elle se retrouve parmi les rares étudiantes racisées. Une professeure lui dit qu'elle sait ce que ça fait d'être « de banlieue », alors que Pamela a toujours vécu à Paris intra-muros. La remarque, anodine pour celle qui la prononce, agit comme un révélateur : elle prend conscience du décalage entre la manière dont elle est perçue et sa propre trajectoire.

Avant le Sénégal, il y a Solidays, We Love Green, puis Africolor, un festival de musiques africaines en Seine-Saint-Denis. Ces premières expériences bénévoles lui ouvrent des espaces culturels dans lesquels elle ne se sentait pas forcément légitime. Elles lui permettent aussi de se rapprocher d'une africanité qu'elle n'avait pas toujours su comment habiter.
Son mémoire de master sur la fermeture du Tati à Barbès prolonge ce mouvement : elle analyse les transformations des quartiers diasporiques parisiens et y retrouve ses propres questionnements sur l'appartenance et les territoires.

C'est lors de son service civique qu'elle découvre le programme de Mediaquart, un échange entre jeunes issus des diasporas africaines vivant en France et jeunes sénégalais engagés dans des projets d'agroécologie. Pendant deux semaines, à travers des ateliers pensés sur le modèle de l'éducation populaire, Pamela sort de ses cadres habituels de lecture. Ce qui la marque, c'est l'horizontalité du dispositif. Pas de posture de « sauveuse ». Des échanges, des discussions qui deviennent peu à peu des prises de conscience collectives.
« Cette expérience nous a permis de nous rendre compte du pouvoir qu'on pouvait avoir par rapport à ça. »
Son parcours illustre ce que la récente étude collective Volontariat et diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale, conduite par le FORIM et France Volontaires (mai 2026), documente à grande échelle : pour les jeunes issus des diasporas, le volontariat fonctionne souvent comme une « conscientisation différée » (constat 3 de l’étude), une expérience dont les effets transformateurs se révèlent progressivement, bien après le retour. L'étude identifie également ce que Pamela a vécu de plein fouet : l'accès à ces dispositifs reste inégal, semé de freins économiques, psychologiques et informationnels qui touchent de façon disproportionnée les jeunes des quartiers populaires et les personnes racisées (constat 2).

De retour à Paris, Pamela poursuit ses engagements : elle rejoint Reach Out pour les luttes antiracistes et féministes, et s'engage avec Trouve ta voix auprès de collégiens et lycéens à Colombes. Dans les classes de seconde qu’elle accompagne, elle observe quelque chose qu'elle reconnaît : des jeunes qui ne se sentent pas concernés par la politique, comme elle ne l'était pas à leur âge. Elle travaille à leur donner les outils d'une nouvelle lecture du monde.
« J'essaie de me battre pour que les personnes qui me ressemblent ou pas du tout aient accès à ce que moi j'ai pas pu avoir accès plus jeune. »
Ce que le volontariat a consolidé en elle, elle le retransmet. Et ce faisant, elle incarne une autre recommandation centrale de l'étude, celle de rendre visibles les récits de volontaires issus des diasporas pour susciter de nouveaux engagements. Elle dit sans détour que l'accès à ce type de dispositif reste inégal, peu visible, peu fléché. « C'est par chance que j'ai choisi Mediaquart et que j'ai pu aller au Sénégal. »
Ce témoignage est aussi un coup de projecteur pour que les jeunes des diasporas n'aient pas à « gratter » pour trouver les portes d'entrée vers un engagement qui leur ressemble.
Et demain ? Elle suit les missions de France Volontaires, les yeux tournés vers l'Afrique de l'Ouest. L'idée de partir travailler quelques années en Côte d'Ivoire, elle l'a depuis ses 16 ans. Cette ambition-là n'a pas bougé.
🔗 Pour découvrir l'Etude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM
🔗 Pour découvrir la Synthèse de l'étude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM
Le FORIM, France Volontaires et le F3E vous invitent à la restitution de l’étude collective « Volontariat et diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale » portée en partenariat avec le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et la Ville de Marseille.
Fruit d’un partenariat renforcé entre France Volontaires et le FORIM, cette étude met en évidence un levier concret pour renforcer la solidarité internationale en articulant davantage les dynamiques d’engagement déjà portées par les diasporas en France, notamment en direction de leurs pays d’origine, avec les dispositifs de volontariat soutenus par l’État.
La restitution sera l’occasion de partager les principaux enseignements de l’étude et d’ouvrir un temps d’échange autour de plusieurs enjeux clés :
Le Vendredi 29 mai 2026, de 14h30 à 17h00
Au siège de France Volontaires : 6 rue Truillot à Ivry-sur-Seine (métro 7 et RER C)
Merci de vous inscrire via ce lien : https://forms.office.com/
🔗 Pour consulter la synthèse de l'étude : Synthèse de l'étude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM
Dans le cadre de son dispositif Coup de Pouce, le FORIM a accompagné l’Association Haïti pour l’Avenir (AHPA), membre de notre fédération PAFHA dans l’organisation des Haitian Legends Awards. L’événement s’est tenu le 1er juin 2024 à l’Espace Alliance du Blanc-Mesnil, illustrant le dynamisme et l’engagement des diasporas sur le territoire français.

Célébrer l'excellence et le patrimoine
L’Haitian Legends Awards célèbre l’excellence artistique et culturelle haïtienne et afro-caribéenne. Au-delà de la reconnaissance des talents, cet événement valorise le patrimoine des communautés afro-caribéennes et renforce leur visibilité internationale. Il positionne la diaspora comme actrice essentielle de transmission et d’innovation culturelle.
Un vecteur d’intégration et de cohésion sociale
L’action menée par l’AHPA illustre comment l’engagement des diasporas dépasse le cadre culturel pour contribuer concrètement à l’intégration. À travers cet événement, des liens ont été renforcés entre la diaspora haïtienne et les communautés locales en France, favorisant le dialogue interculturel. Une attention particulière a également été accordée à la participation des femmes artistes et des jeunes entrepreneurs, contribuant à accroître leur visibilité et leur confiance. Par ailleurs, le recours à des prestataires locaux, tels que des traiteurs et des techniciens, a permis de soutenir l’économie de proximité.
Une réussite collective
Porté par une équipe dédiée, le projet a réuni environ 200 participant·e·s sur place, et a bénéficié d'un large écho numérique, touchant plusieurs milliers de personnes en ligne. Le succès repose également sur un réseau de partenaires solides, incluant la Plateforme des Associations Franco-Haïtiennes (PAFHA) et diverses entreprises de la diaspora.
Vers un rendez-vous annuel
Fort de cet impact positif, l'AHPA ambitionne de pérenniser cet événement pour en faire un rendez-vous annuel incontournable. L'objectif futur est d'élargir la programmation avec des ateliers pédagogiques et des conférences, tout en renforçant l'implication des jeunes générations dans la gouvernance du projet.
« L’événement a servi de plateforme pour célébrer un héritage commun, renforçant le sentiment d’appartenance des personnes issues de l’immigration tout en partageant cette richesse avec l'ensemble de la société française. »
À travers des initiatives comme le Haitian Legends Awards, les diasporas prouvent quotidiennement qu'elles sont des acteurs clés du développement culturel et social « ici », en France.



Ouvrir un robinet et voir l'eau couler : un geste banal pour certains, mais une véritable révolution pour les 3 000 habitants d'Awaham qui célèbrent aujourd'hui la fin d'un combat pour l'hygiène et la santé.
Dans la région d'Ashanti, au Ghana, le village d'Awaham faisait face à un défi majeur : l'absence d'infrastructures d'eau potable et d'assainissement décentes. Cette situation exposait la population, et particulièrement les enfants, à de nombreuses maladies hydriques chroniques. Sans accès à des sanitaires publics, les conditions de vie et la dignité des villageois étaient durement éprouvées, freinant le développement social et économique de la localité.
Le projet est porté par l'association SANKOFA BLACK STAR (ASBS), une Organisation de Solidarité Internationale issue des Migrations (OSIM) basée à Vaulx-en-Velin. En lien étroit avec le partenaire local Awaham Development Project, l'association a ciblé le district de Sekyere East pour déployer une solution durable d'approvisionnement en eau, répondant à une demande directe de la communauté ghanéenne.
Le projet a mobilisé des ressources techniques et humaines importantes pour transformer le quotidien du village :
Résultats concrets :
L'association Sankofa Black Star a démontré la force de la diaspora à travers sa capacité de résilience financière et logistique. Face à une augmentation imprévue du prix des matériaux et à des complexités de sous-traitance, l'OSIM a su maintenir le cap. Sa connaissance fine des structures sociales locales (Comité des Anciens, associations de villageois) a permis de mobiliser des contributions locales essentielles et de garantir que les infrastructures correspondent aux besoins réels du terrain.
Cette initiative s'aligne sur les Objectifs de développement durable (ODD) :
En bref (chiffres clés)
