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À Lorient, la paix se construit, quartier par quartier. Les 20 et 21 septembre 2025, l'association Light on Africa (LoA) a transformé la Journée internationale de la Paix en un espace de dialogue, de partage et de solidarité. Soutenue par le dispositif Coup de Pouce du FORIM, cette initiative a montré comment un événement local peut renforcer les liens entre habitants tout en valorisant l'engagement citoyen des diasporas.

Membre du COSIM Bretagne, Light on Africa œuvre depuis plusieurs années pour promouvoir la paix, le dialogue interculturel et la solidarité entre les territoires. Forte de son ancrage local et de son réseau international, l'association mobilise les diasporas comme des acteurs du développement, capables de créer des passerelles entre les cultures et de contribuer à la vie des territoires où elles sont implantées.

Un quartier, un programme, une ambition

C'est dans le quartier du Bois du Château, à Lorient, reconnu pour sa richesse culturelle, que l'association a lancé son programme « Un an pour la Paix – De Lorient à Addis-Abeba ». L'objectif était de créer des espaces de rencontre où chacun, quelles que soient son origine ou sa génération, puisse participer à la construction d'une culture de paix. Enfants, jeunes, familles, personnes issues des migrations, associations locales et institutions ont ainsi été invités à partager un moment collectif autour de valeurs communes.

Deux jours d'actions

Pendant deux jours, les participants ont pris part à des ateliers créatifs favorisant l'expression artistique et le dialogue intergénérationnel, à une initiation à la self-défense intitulée « Apprendre à préserver sa paix », ainsi qu'à des échanges autour de la communication non violente. Un repas partagé est venu renforcer les rencontres et la convivialité, tandis qu'une intervention en visioconférence depuis le Burundi et la diffusion de messages vidéo de paix envoyés par des membres du réseau Light on Africa présents au en République démocratique du Congo, au Zimbabwe, au Nigeria, au Niger et au Togo ont donné à l'événement une dimension internationale.

Le lendemain, une distribution de repas solidaires auprès de personnes en situation de précarité, notamment des migrants, est venue rappeler que la paix s'exprime aussi à travers des gestes concrets de fraternité.

Des résultats qui dépassent l'événement

Au-delà de ces temps forts, l'initiative a permis de renforcer les liens entre habitants, associations et institutions locales. En réunissant près d'une centaine de participants, elle a offert aux enfants et aux jeunes un espace d'expression, encouragé l'implication des femmes dans l'organisation de l'événement et mis en lumière la contribution des personnes issues des diasporas à la cohésion sociale. Dans une ville où aucune autre célébration de la Journée internationale de la Paix n'était organisée, cette mobilisation a également contribué à donner une nouvelle visibilité à cette journée mondiale.

Pour Light on Africa, cette célébration n'est qu'un point de départ. Le programme « Un an pour la Paix – De Lorient à Addis-Abeba » se poursuivra avec des conférences, des ateliers de sensibilisation et de nouvelles actions locales et internationales. Une manière de rappeler que les diasporas ne sont pas seulement des passerelles entre plusieurs territoires : elles sont aussi des actrices essentielles de la cohésion sociale et de la construction d'une société plus solidaire.

Le FORIM lance un appel d’offres pour une consultance en capitalisation du programme Connect’Diasporas (septembre – novembre 2026). Cette mission vise à analyser les enseignements tirés de l’accompagnement de 6 fédérations diasporiques (Angola, Cap-Vert, Comores, Congo, Madagascar, Sénégal) dans leur dialogue avec les autorités publiques de leurs pays d’origine.

Objectifs :

Profil recherché :

Modalités :

Dossier à fournir :

Téléchargez l’appel d’offre complet pour plus de détails, ainsi que les termes de référence de la mission, et la fiche de synthèse du programme Connect’Diasporas

AO capitalisation ConnectDiasporas 2026Télécharger
Note de synthèse – Projet Connect’DiasporasTélécharger
TDR capitalisation Connect Diasporas 2026Télécharger

Pendant longtemps, le volontariat n'était pas pensé pour les diasporas en France. Perçu comme un outil pour les personnes occidentales et blanches de vivre l’altérité dans un pays dit du Sud, les formations au départ se sont construites autour de ce récit : préparer au choc interculturel, apprivoiser l'inconnu, traverser le dépaysement. Ce n’était pas le cas pour Sophie.

Aujourd’hui, Sophie a 34 ans. Il y a dix ans, elle partait en service civique en Inde. Née à Montargis, elle a grandi à Paris : française par son environnement, chinoise par sa mère, hongkongaise par son père. Enfant de la diaspora, elle a grandi dans plusieurs cultures à la fois, faisant des allers-retours réguliers en Asie depuis l'enfance. Autrement dit, naviguer entre des univers différents, elle sait faire.

C'est précisément ce décalage ou ce « non-choc » qui lui a tout appris, sur le volontariat, sur les formations qui le préparent et sur elle-même.

Partir en volontariat pour reprendre le contrôle

À 23 ans, Sophie semblait cocher des cases : diplômée, contrat à durée indéterminée, un salaire qui tombe à la fin de chaque mois… Sophie sent qu'elle avance en pilotage automatique sans de vocation soudaine, pas de grand plan, juste une tension intérieure et l'envie de faire un choix qui lui appartienne vraiment.

C'est en cherchant une mission de Service Civique à l'approche de ses 25 ans, limite d'âge pour le dispositif, qu'elle tombe sur Intercordia et une mission au sein de l'association Life Project for Youth en Inde qui accompagne des jeunes adultes en situation de précarité. L'Inde ne l'attire pas particulièrement. Ce qui la convainc, c'est la pédagogie : l'entrepreneuriat comme levier d'autonomie. Son profil colle, elle est retenue, ni une ni deux, elle part de son plein gré.

Des formations conçues pour d'autres

Avant le départ, Intercordia propose des sessions de préparation sérieuses, attentives aux difficultés qui attendent les volontaires : le choc culturel, la confrontation à la pauvreté visible, la densité urbaine, les inégalités. Des mises en situation utiles. Mais Sophie remarque quelque chose.

« Ils nous ont projetés dans une personne blanche lorsqu'elle arrive en Inde. »

Le modèle implicite de ces formations est celui d'un volontaire occidental, sans histoire familiale transnationale, découvrant pour la première fois un environnement radicalement différent. Sophie s'attend donc à vivre cette expérience-là.

À Mumbai, elle s'adapte rapidement. Circule dans la ville avec aisance. Établit des liens spontanés avec les habitants du quartier. Adopte les habitudes locales sans effort apparent. Et commence à douter.

« Je voyais les réactions de mes camarades et je me suis dit : mince, j'ai un problème. »

Elle croit d'abord qu'elle rate quelque chose. Qu'elle passe à côté de l'expérience. Qu'elle ne ressent pas ce qu'il faudrait ressentir. C'est en observant d'autres volontaires, une Colombienne, une Française d'origine tunisienne, qu'elle commence à comprendre que les expériences de terrain ne sont pas homogènes. Elles circulent de la même façon qu'elle, connectent aussi naturellement, et elles ont, comme elle, des histoires familiales faites de plusieurs cultures, de plusieurs langues, de plusieurs espaces.

Ce que le mémoire révèle

C'est à son retour, en écrivant son mémoire dans le cadre d’un diplôme universitaire avec Intercordia, que Sophie comprend ce qui s'est réellement joué. Le titre qu'elle choisit dit tout : « Mon choc de ne pas avoir eu le choc de l'Inde. »

En relisant ses notes dans son journal, elle réalise que ce qu'elle avait interprété comme une absence d'expérience était en réalité l'expression de son propre parcours. Ses allers-retours réguliers en Asie, sa socialisation entre plusieurs univers culturels, sa capacité à naviguer entre des codes différents, tout cela n'était pas un hasard. C'était de la « compétence », acquise depuis l'enfance, dans le double espace.

Une scène l'avait déjà frappée sur le terrain, sans qu'elle puisse encore la nommer. Une volontaire franco-indienne vivait mal d'être perçue comme indienne par les habitants du quartier, comme si cette assignation lui retirait quelque chose. Sophie reconnaît dans cette réaction quelque chose d'elle-même : le réflexe appris de rejeter la part étrangère, de la vivre comme une menace plutôt que comme une ressource.

« J'avais tellement associé ce côté asiatique chez moi comme un truc négatif qu'à aucun moment je me suis dit que ma double culture allait me permettre de m'adapter plus vite. J'étais à 1000 lieux de ces réflexions-là, tellement je me suis lavé le cerveau. »

En France, la stratégie d'intégration passe par l'effacement. Être « plus française que les Français ». Mettre à distance ce qui vient d'ailleurs, y compris en soi-même.

« Je me suis obligée à effacer tout ça. Mes amis me disaient : "mais non, elle est pas chinoise, elle est française." Ça me renforçait dans ce truc de : ah oui, être d'origine chinoise, c'est vraiment horrible. »

Ce retournement est au cœur de ce que l'étude collective Volontariat et diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale, conduite par le FORIM et France Volontaires (mai 2026), documente à l'échelle de nombreux parcours. L'étude nomme ce phénomène « conscientisation différée » : les effets transformateurs du volontariat pour les personnes issues des diasporas se révèlent souvent après le retour, dans le travail réflexif, pas pendant la mission elle-même. Elle souligne également que les formations au départ restent souvent calées sur un modèle de volontaire implicitement occidental, peu outillé pour prendre en compte la pluralité des trajectoires, et notamment ce que les personnes issues des diasporas apportent déjà avec elles sur le terrain.

Sophie en est une illustration parfaite. Ce que les formations décrivaient comme une épreuve à surmonter était, pour elle, un terrain déjà partiellement familier. Non pas parce qu'elle connaissait l'Inde, mais parce qu'elle avait grandi dans l'entre-deux, cet espace que le FORIM nomme le « double espace » et qui désigne la capacité des diasporas à habiter, à agir, à créer des liens entre plusieurs mondes à la fois.

Transmettre ce qu'on n'avait pas vu

Depuis son retour, Sophie est tutrice bénévole chez Intercordia. Elle accompagne des volontaires avant leur départ, pendant leur mission, au moment du retour. Et elle travaille précisément à ouvrir l'espace que les formations n'ouvraient pas pour elle : celui de la pluralité des expériences.

Pour elle, les formats de préparation restent utiles. Mais ils doivent intégrer que tous les volontaires ne partent pas du même endroit. Certains arrivent avec des langues, des histoires familiales, des socialisations qui modifient profondément la façon dont ils vivent le terrain. Ce n'est pas un avantage dont il faudrait se méfier. C'est une ressource à nommer et valoriser.

Elle observe que les groupes sont aujourd'hui plus divers, avec davantage de jeunes ayant grandi entre plusieurs cultures. Elle s'en réjouit, tout en sachant que la diversité des profils ne suffit pas si les cadres de référence restent inchangés.

La réconciliation avec ses propres origines, elle, continue. Huit ans après son retour, Sophie reconnaît encore parfois en elle des traces de ce qu'elle avait intégré : ce rejet intériorisé de la part asiatique. Le volontariat n'a pas tout résolu. Mais il a rendu le travail possible.

« J'aurais pas imaginé qu'en partant à l'étranger, j'allais en apprendre sur mon identité culturelle. »

🔗 Pour découvrir l'Etude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM

🔗 Pour découvrir la Synthèse de l'étude "Volontariat et Diasporas : enjeux et apports pour la solidarité internationale" (français) - FORIM

À Ngoumou, la culture et le numérique s'allient pour dessiner un nouvel horizon : un espace unique où l'écologie rencontre l'autonomisation pour offrir aux jeunes femmes les outils de leur propre réussite.

Cameroun : jeunes femmes et fracture numérique dans la Mefou-et-Akono

Dans le département de la Mefou-et-Akono, les jeunes femmes font face à des obstacles persistants pour accéder à une éducation numérique et à des opportunités économiques. L'absence d'infrastructures dédiées limite leur participation à la vie culturelle et sociale, tandis que la gestion des déchets et les pratiques environnementales restent des défis majeurs pour le développement durable de la commune.

BOAN BE KIRI, une diaspora camerounaise au service de Ngoumou

Le projet est porté par l’association BOAN BE KIRI (BBK), une Organisation de Solidarité Internationale issue des Migrations (OSIM) basée à Lissieu, en France. En partenariat étroit avec les autorités locales, notamment la Mairie de Ngoumou et les délégations ministérielles (Culture, Promotion de la Femme), l'association a choisi d'implanter le centre « Vers une Société Équitable » au cœur de la région du Centre du Cameroun.

🔗Pour en savoir plus sur l'Appel à projet PRA/OSIM

Former, construire, sensibiliser : le centre culturel de Ngoumou

L’initiative a combiné construction d'infrastructure et renforcement de capacités :

20 jeunes femmes formées au numérique : les résultats du projet

L'expertise diaspora : ce que BOAN BE KIRI apporte à la solidarité internationale

L'association BOAN BE KIRI a apporté une valeur ajoutée cruciale grâce à sa capacité d'ingénierie et de suivi. En mobilisant une expertise de coordination à distance et locale, l'OSIM a su structurer le projet professionnellement (recrutement de maçons locaux, gestion des ressources). Sa flexibilité a permis d'optimiser le budget (coût effectif de 19 888 € sur les 22 200 € prévus) tout en garantissant la qualité des réalisations techniques et l'ancrage social auprès des maires de la région.

ODD 4, 5, 8, 11 : un projet aligné sur les objectifs de développement durable

Ce projet s'inscrit dans la réalisation d'objectifs mondiaux fondamentaux :

Le projet en chiffres : 450 bénéficiaires, 20 formées, 1 centre durable

Dans le cadre du projet Wamanga Wa Komor, financé par l'Union européenne à travers l'initiative « Global Gateway : Comores – Pacte Vert et Bleu », et mis en œuvre par Initiative Développement, chef de file du projet, en partenariat avec le FORIM et le SYCTOM, nous recrutons un·e consultant·e chargé·e de concevoir et d'animer une formation de formateurs à destination des Opérateurs d'Appui Labellisés (OPAP) ainsi que des équipes techniques du FORIM et d'Initiative Développement.

Objectif
Doter les OPAP d'une boîte à outils opérationnelle leur permettant d'accompagner les associations de la diaspora (OSIM) et leurs partenaires locaux (OSCL) dans la conception, la mise en œuvre et le suivi de projets de gestion des déchets et d'économie circulaire.

Format

Profil recherché

Livrables attendus

Budget

Date limite de candidature : vendredi 30 août 2026

Envoi des candidatures (proposition technique, proposition financière et CV) à :
rlasso@forim.net ; recrutement.comores@id-ong.org ; rmaurin@forim.net ; praosim@forim.net

TERMES DE RÉFÉRENCE GESTION DES DÉCHETS 20 zTélécharger

Pour accompagner la mise en œuvre de ses programmes et consolider son fonctionnement, le FORIM recrute deux nouveaux talents : un·e Coordinateur·rice du programme APID et un·e Responsable Administratif·ve et Financier·ère (RAF), prêt·es à rejoindre un réseau engagé au service des diasporas solidaires.

Coordinateur·rice du programme APID

Fiche COORDO APID 2026Télécharger

Responsable Administratif et Financier

FORIM_OERAF2026Télécharger

Les 24 avril, 9 mai et 12 juin 2026, le FORIM a organisé un cycle de formation à destination des associations CAAF, de l’UNACOF et de la CASC, trois fédérations partenaires du projet Connect’Diasporas. Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, ces journées poursuivaient une ambition centrale : permettre aux fédérations de consolider leur organisation, leur capacité d’action et leur positionnement dans le dialogue avec les autorités des pays d’origine et les représentations diplomatiques. 

Se structurer pour porter une parole collective forte 

La qualité du dialogue entre les diasporas et les institutions ne dépend pas uniquement de la multiplication des rencontres. Elle repose aussi sur la capacité des organisations diasporiques à construire une vision partagée, à mobiliser leurs membres, à formuler des propositions précises et à inscrire leurs actions dans la durée. 

Formation en gestion de projets réalisé en mai 2026

Pour une fédération, renforcer sa gouvernance, clarifier son projet collectif ou encore définir ses priorités ne relève donc pas seulement de son fonctionnement interne. Ces éléments lui permettent également de gagner en lisibilité, en crédibilité et en capacité de représentation auprès de ses interlocuteurs institutionnels. 

Le renforcement des capacités constitue ainsi une étape indispensable pour construire et maintenir un dialogue équilibré et de qualité avec les autorités des pays d’origine, mais aussi avec les ambassades et les consulats, qui jouent un rôle essentiel d’interface et de facilitation. 

Cette démarche se situe au cœur du projet Connect’Diasporas, qui vise notamment à renforcer la structuration, les capacités organisationnelles et la reconnaissance des fédérations partenaires auprès des autorités de leurs pays d’origine.  

Mais la vie d’une fédération est souvent rythmée par les urgences : organiser les prochaines activités, répondre aux sollicitations des membres, rechercher des financements ou maintenir la mobilisation des bénévoles. Le cycle a donc également offert aux participant·es un espace pour sortir momentanément de ce rythme et réfléchir collectivement à leurs priorités de moyen et de long terme. 

« Nous sommes souvent très mobilisés dans l’urgence : organiser un événement, répondre aux membres, chercher des financements… Ces journées nous ont permis de lever la tête, de regarder notre organisation dans son ensemble et de réfléchir à ce que nous voulons construire dans les prochaines années. »  Mohamed DAHLANI, secrétaire général de l’UNACOF 

Trois journées pour passer du projet fédératif à l’action 

Les trois journées ont permis aux responsables de la CAAF, de l’UNACOF et de la CASC, représentant respectivement les diasporas angolaise, comorienne et sénégalaise en Catalogne, de travailler sur plusieurs dimensions complémentaires. 

La première journée, organisée le 24 avril 2026, a été consacrée à la clarification du projet fédératif. Les participant·es ont été amené·es à interroger la raison d’être de leur fédération, les valeurs qui fondent leur engagement, leurs priorités et les conditions nécessaires à une mobilisation durable de leurs membres. 

Session dédiée à la clarification et à la structuration d’un projet fédératif

Le 9 mai, les travaux se sont concentrés sur la transformation de cette vision en une stratégie opérationnelle. Élaboration d’une feuille de route, maîtrise des différentes étapes du cycle de projet, identification des partenaires et des opportunités de financement : cette deuxième séquence a permis à chaque fédération d’avancer sur des outils adaptés à ses besoins et à son contexte. 

La construction d’une feuille de route partagée suppose aussi de confronter les points de vue, de faire émerger les différences de perception et de rechercher des orientations communes. La formation a offert un cadre permettant aux membres de débattre de ces questions et de faire de leur diversité une ressource pour l’action collective. 

« Le plus précieux n’a pas été de recevoir une méthode toute faite, mais de prendre le temps de mettre nos désaccords sur la table. C’est en confrontant nos visions que nous avons commencé à construire une feuille de route qui ressemble réellement à notre fédération. »  Amadou Makhou GUEYE, Vice-président de la CASC 

Enfin, la journée du 12 juin a porté sur la recherche de financements et la communication interne. Les participant·es ont notamment travaillé sur la structuration de leurs démarches, le choix de canaux de communication adaptés et la construction d’actions directement mobilisables au sein de leurs organisations. 

Les contenus ont été définis à partir des besoins des fédérations, conformément à l’approche du FORIM, qui articule formations thématiques, accompagnement individualisé et appui à la structuration des organisations diasporiques. 

Des méthodes participatives et des outils directement mobilisables 

Débats mouvants, exercices collectifs, mises en situation, travaux en sous-groupes et échanges d’expériences ont rythmé le cycle. 

L’objectif n’était pas de proposer un modèle unique ou des réponses uniformes, mais de partir de l’histoire, des acquis et des défis propres à chaque fédération. Les contenus ont ainsi été construits à partir des besoins exprimés par les organisations et des diagnostics menés en amont par le FORIM et les consultantes. 

« À partir des besoins exprimés par chaque fédération et des diagnostics croisés menés avec le FORIM, nous avons conçu un cycle d’accompagnement directement “actionnable” dans leur activité “au quotidien” et dans leur rôle de représentation et de coordination. Chaque session devait aboutir à des livrables concrets, en combinant apprentissage entre pair·es, apports ciblés, outils immédiatement mobilisables et mises en pratique adaptées aux réalités des trois fédérations. »  Laurence RAVINET, au nom du trio de consultantes 

Cette pédagogie participative a permis aux fédérations de partir de leurs réalités, de confronter leurs pratiques et de dégager leurs propres solutions. L’objectif n’était pas de proposer des réponses uniformes, mais de mettre à leur disposition des méthodes et des outils qu’elles pourront adapter à leur fonctionnement. 

Le FORIM remercie chaleureusement Manon Richez, Laurence Ravinet et Agnès Konrat pour la qualité de leur accompagnement. Leur expertise, leur écoute et leur capacité à adapter les contenus aux besoins particuliers de chaque fédération ont largement contribué à la richesse de ce cycle. 

Nos remerciements vont également à l’ensemble des participant·es de la CAAF, de l’UNACOF et de la CASC pour leur engagement, leur disponibilité et la qualité des échanges. 

Participant·e·s lors de la dernière session de formation

Le FORIM, aux côtés des diasporas pour renforcer leur capacité d’agir 

Le renforcement des fédérations et des collectifs diasporiques est l’une des missions structurantes du FORIM. À travers la formation, l’accompagnement et les échanges de pratiques, le FORIM contribue à faire émerger des organisations fortes, représentatives et capables de porter une parole collective auprès des pouvoirs publics.  

Dans le cadre de Connect’Diasporas, ces formations s’inscrivent dans un parcours plus large comprenant également des accompagnements individualisés, des échanges entre pairs, des études sur les profils des diasporas et des rencontres avec les ambassades et les autorités des pays d’origine. 

Car mieux se structurer, c’est aussi mieux dialoguer, mieux coopérer et mieux faire reconnaître la contribution des diasporas au développement des territoires, ici comme là-bas. 

Cette activité a été réalisée avec le soutien de l’Union européenne, dans le cadre du MMD Grant Facility – Mécanisme de subvention MMD, mis en œuvre par l’International Centre for Migration Policy Development (ICMPD). 

Ce samedi 11 juillet à la Maison de la Conversation s’est déroulé la cérémonie des lauréats de l’appel à projets PRA/OSIM, qui consistait à célébrer les associations sélectionnées, permettre aux lauréats de connaitre le FORIM et faire réseau avec les différents acteurs mobilisés.

Cette année, 217 associations ont candidaté pour obtenir un soutien financier auprès du FORIM et réaliser un projet de développement local dans une vingtaine de pays sur différents thématiques :

Après instruction, 36 projets ont été retenus par le Comité d’Examen Paritaire (CEP), le Jury du PRA/OSIM, et recevront un co-financement de 15 000 euros maximum pour la réalisation de leur projet. Le montant total des subventions du PRA/OSIM 2025 est de 522 250 €. Le total des budgets des projets financés est de 1 013 291 €.

La cérémonie des lauréats du PRA/OSIM a permis de souligner que la non-sélection de certains projets ne remettait nullement en cause leur qualité. Elle a également été l'occasion de rappeler que les contraintes budgétaires liées à la baisse de l'Aide publique au développement (APD), et par conséquent à la diminution de la subvention allouée au PRA/OSIM, ont fortement réduit le nombre de projets pouvant être soutenus malgré leur grande qualité.

La présence du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, représenté par Victoria Philippe, rédactrice au sein de la Délégation pour les collectivités territoriales et la société civile (DGM/DCT-CIV), a été grandement appréciée par les participantes. Elle a illustré les liens de confiance qui unissent le Ministère et le FORIM.

Tony Ben Lahoucine, Président de la Conférence Interrégionale des Réseaux Régionaux Multi-Acteurs (CIRRMA), était aussi présent, ce qui montre le lien fort qui existe entre le FORIM, notamment à travers les COSIM et les membres en région et les territoires.

Alioune SY, le Président du FORIM, a souligné que le PRA/OSIM est bien plus qu'un guichet de subventions – un véritable accompagnement sur le terrain – et que les OSIM sont des acteurs de développement à part entière, déclarant : « Leur projet est une graine : il portera des fruits bien au-delà de la durée du financement. » Le FORIM adresse toutes ses félicitations et ses encouragements à l’ensemble des OSIM, aux Opérateurs d’Appui ainsi qu’aux membres du CEP pour leur investissement dans le co-développement ici & là-bas et a hâte de suivre la réalisation des projets lauréats.

Cette nouvelle promotion témoigne de la vitalité des initiatives portées par les diasporas en faveur du co-développement. Dans les mois à venir, les lauréats recevront leur première tranche, l’accompagnement des OPAP se poursuivra et pour les OSIM non lauréates, elles auront l’occasion de resoumettre leur projet car un nouvel appel à projets sera lancé à la rentrée.

Avec le soutien principal de l'Agence française de Développement

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