Comme chaque année depuis 2010, le FORIM profite de la Journée Internationale des Migrant.e.s (18 décembre) pour ouvrir le débat sur l’une des questions stratégiques auxquelles doivent faire face les diasporas et les organisations de solidarité internationale issues des Migrations. A l’occasion des quarante ans de l’abrogation du décret-loi interdisant les personnes étrangères à s’associer, le FORIM a voulu par cet évènement faire le point, mettre en valeur et célébrer la participation des immigrés, des personnes issues des migrations, des diasporas à la vie civique et politique en France. Dans un contexte de mis à mal des libertés associative et d’initiative, il a paru nécessaire au FORIM et à ses membres de s’organiser afin de construire ensemble le monde associatif de demain de manière que la parole des diasporas et des personnes immigrées restent entendues et écoutées. A travers 7 forums régionaux et un forum national, le FORIM et ses membres ont su allier digital et présentiel pour réunir environ 300 participant.e.s partout en France.

Les échanges de cette année nous ont permis de retracer l’histoire des libertés associatives pour mieux comprendre comment les personnes issues de la diversité ont réussi le 9 octobre 1981 à retrouver l’un de leur droit les plus fondamentaux : s’associer librement. Ce qui nous a permis de nous questionner sur les enjeux actuels de la vie associative des diasporas et des personnes issues des migrations : place et rôle des jeunes et des femmes dans nos associations, rôle des diasporas vis-à-vis des libertés associatives pour les migrant.e.s dans leur propre pays d’origine, engagement associatif comme tremplin vers d’autres formes d’engagement, ou encore évolution et enjeux de la prise en compte de la parole des diasporas dans les sociétés civiles du Nord et du Sud.

Ces ateliers parallèles ont permis de construire ensemble des recommandations utiles à l’amélioration du fonctionnement de nos associations mais également des recommandations qui seront portées auprès des élus locaux, départementaux, régionaux et nationaux afin de faire entendre la voix des diasporas. Une prise en compte qui est, selon le FORIM, trop peu considérée au vu des dernières lois sur les libertés associatives et d’initiative. Les présidents de Coordination Sud et du FORIM ont ainsi discuté, pour clôturer notre évènement, du monde associatif des migrant.e.s et des diasporas de demain et ont réaffirmer ensemble continuer de se battre pour l’engagement et les libertés associatives des migrant.e.s ici et là-bas.