Pour accompagner la mise en œuvre de ses programmes et consolider son fonctionnement, le FORIM recrute deux nouveaux talents : un·e Coordinateur·rice du programme APID et un·e Responsable Administratif·ve et Financier·ère (RAF), prêt·es à rejoindre un réseau engagé au service des diasporas solidaires.
Coordinateur·rice du programme APID
Responsable Administratif et Financier
Les 24 avril, 9 mai et 12 juin 2026, le FORIM a organisé un cycle de formation à destination des associations CAAF, de l’UNACOF et de la CASC, trois fédérations partenaires du projet Connect’Diasporas. Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, ces journées poursuivaient une ambition centrale : permettre aux fédérations de consolider leur organisation, leur capacité d’action et leur positionnement dans le dialogue avec les autorités des pays d’origine et les représentations diplomatiques.
La qualité du dialogue entre les diasporas et les institutions ne dépend pas uniquement de la multiplication des rencontres. Elle repose aussi sur la capacité des organisations diasporiques à construire une vision partagée, à mobiliser leurs membres, à formuler des propositions précises et à inscrire leurs actions dans la durée.

Pour une fédération, renforcer sa gouvernance, clarifier son projet collectif ou encore définir ses priorités ne relève donc pas seulement de son fonctionnement interne. Ces éléments lui permettent également de gagner en lisibilité, en crédibilité et en capacité de représentation auprès de ses interlocuteurs institutionnels.
Le renforcement des capacités constitue ainsi une étape indispensable pour construire et maintenir un dialogue équilibré et de qualité avec les autorités des pays d’origine, mais aussi avec les ambassades et les consulats, qui jouent un rôle essentiel d’interface et de facilitation.
Cette démarche se situe au cœur du projet Connect’Diasporas, qui vise notamment à renforcer la structuration, les capacités organisationnelles et la reconnaissance des fédérations partenaires auprès des autorités de leurs pays d’origine.
Mais la vie d’une fédération est souvent rythmée par les urgences : organiser les prochaines activités, répondre aux sollicitations des membres, rechercher des financements ou maintenir la mobilisation des bénévoles. Le cycle a donc également offert aux participant·es un espace pour sortir momentanément de ce rythme et réfléchir collectivement à leurs priorités de moyen et de long terme.
« Nous sommes souvent très mobilisés dans l’urgence : organiser un événement, répondre aux membres, chercher des financements… Ces journées nous ont permis de lever la tête, de regarder notre organisation dans son ensemble et de réfléchir à ce que nous voulons construire dans les prochaines années. » Mohamed DAHLANI, secrétaire général de l’UNACOF
Les trois journées ont permis aux responsables de la CAAF, de l’UNACOF et de la CASC, représentant respectivement les diasporas angolaise, comorienne et sénégalaise en Catalogne, de travailler sur plusieurs dimensions complémentaires.
La première journée, organisée le 24 avril 2026, a été consacrée à la clarification du projet fédératif. Les participant·es ont été amené·es à interroger la raison d’être de leur fédération, les valeurs qui fondent leur engagement, leurs priorités et les conditions nécessaires à une mobilisation durable de leurs membres.

Le 9 mai, les travaux se sont concentrés sur la transformation de cette vision en une stratégie opérationnelle. Élaboration d’une feuille de route, maîtrise des différentes étapes du cycle de projet, identification des partenaires et des opportunités de financement : cette deuxième séquence a permis à chaque fédération d’avancer sur des outils adaptés à ses besoins et à son contexte.
La construction d’une feuille de route partagée suppose aussi de confronter les points de vue, de faire émerger les différences de perception et de rechercher des orientations communes. La formation a offert un cadre permettant aux membres de débattre de ces questions et de faire de leur diversité une ressource pour l’action collective.
« Le plus précieux n’a pas été de recevoir une méthode toute faite, mais de prendre le temps de mettre nos désaccords sur la table. C’est en confrontant nos visions que nous avons commencé à construire une feuille de route qui ressemble réellement à notre fédération. » Amadou Makhou GUEYE, Vice-président de la CASC

Enfin, la journée du 12 juin a porté sur la recherche de financements et la communication interne. Les participant·es ont notamment travaillé sur la structuration de leurs démarches, le choix de canaux de communication adaptés et la construction d’actions directement mobilisables au sein de leurs organisations.
Les contenus ont été définis à partir des besoins des fédérations, conformément à l’approche du FORIM, qui articule formations thématiques, accompagnement individualisé et appui à la structuration des organisations diasporiques.

Débats mouvants, exercices collectifs, mises en situation, travaux en sous-groupes et échanges d’expériences ont rythmé le cycle.
L’objectif n’était pas de proposer un modèle unique ou des réponses uniformes, mais de partir de l’histoire, des acquis et des défis propres à chaque fédération. Les contenus ont ainsi été construits à partir des besoins exprimés par les organisations et des diagnostics menés en amont par le FORIM et les consultantes.
« À partir des besoins exprimés par chaque fédération et des diagnostics croisés menés avec le FORIM, nous avons conçu un cycle d’accompagnement directement “actionnable” dans leur activité “au quotidien” et dans leur rôle de représentation et de coordination. Chaque session devait aboutir à des livrables concrets, en combinant apprentissage entre pair·es, apports ciblés, outils immédiatement mobilisables et mises en pratique adaptées aux réalités des trois fédérations. » Laurence RAVINET, au nom du trio de consultantes
Cette pédagogie participative a permis aux fédérations de partir de leurs réalités, de confronter leurs pratiques et de dégager leurs propres solutions. L’objectif n’était pas de proposer des réponses uniformes, mais de mettre à leur disposition des méthodes et des outils qu’elles pourront adapter à leur fonctionnement.
Le FORIM remercie chaleureusement Manon Richez, Laurence Ravinet et Agnès Konrat pour la qualité de leur accompagnement. Leur expertise, leur écoute et leur capacité à adapter les contenus aux besoins particuliers de chaque fédération ont largement contribué à la richesse de ce cycle.
Nos remerciements vont également à l’ensemble des participant·es de la CAAF, de l’UNACOF et de la CASC pour leur engagement, leur disponibilité et la qualité des échanges.

Le renforcement des fédérations et des collectifs diasporiques est l’une des missions structurantes du FORIM. À travers la formation, l’accompagnement et les échanges de pratiques, le FORIM contribue à faire émerger des organisations fortes, représentatives et capables de porter une parole collective auprès des pouvoirs publics.
Dans le cadre de Connect’Diasporas, ces formations s’inscrivent dans un parcours plus large comprenant également des accompagnements individualisés, des échanges entre pairs, des études sur les profils des diasporas et des rencontres avec les ambassades et les autorités des pays d’origine.
Car mieux se structurer, c’est aussi mieux dialoguer, mieux coopérer et mieux faire reconnaître la contribution des diasporas au développement des territoires, ici comme là-bas.
Cette activité a été réalisée avec le soutien de l’Union européenne, dans le cadre du MMD Grant Facility – Mécanisme de subvention MMD, mis en œuvre par l’International Centre for Migration Policy Development (ICMPD).

Ce samedi 11 juillet à la Maison de la Conversation s’est déroulé la cérémonie des lauréats de l’appel à projets PRA/OSIM, qui consistait à célébrer les associations sélectionnées, permettre aux lauréats de connaitre le FORIM et faire réseau avec les différents acteurs mobilisés.
Cette année, 217 associations ont candidaté pour obtenir un soutien financier auprès du FORIM et réaliser un projet de développement local dans une vingtaine de pays sur différents thématiques :
Après instruction, 36 projets ont été retenus par le Comité d’Examen Paritaire (CEP), le Jury du PRA/OSIM, et recevront un co-financement de 15 000 euros maximum pour la réalisation de leur projet. Le montant total des subventions du PRA/OSIM 2025 est de 522 250 €. Le total des budgets des projets financés est de 1 013 291 €.
La cérémonie des lauréats du PRA/OSIM a permis de souligner que la non-sélection de certains projets ne remettait nullement en cause leur qualité. Elle a également été l'occasion de rappeler que les contraintes budgétaires liées à la baisse de l'Aide publique au développement (APD), et par conséquent à la diminution de la subvention allouée au PRA/OSIM, ont fortement réduit le nombre de projets pouvant être soutenus malgré leur grande qualité.

La présence du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, représenté par Victoria Philippe, rédactrice au sein de la Délégation pour les collectivités territoriales et la société civile (DGM/DCT-CIV), a été grandement appréciée par les participantes. Elle a illustré les liens de confiance qui unissent le Ministère et le FORIM.
Tony Ben Lahoucine, Président de la Conférence Interrégionale des Réseaux Régionaux Multi-Acteurs (CIRRMA), était aussi présent, ce qui montre le lien fort qui existe entre le FORIM, notamment à travers les COSIM et les membres en région et les territoires.
Alioune SY, le Président du FORIM, a souligné que le PRA/OSIM est bien plus qu'un guichet de subventions – un véritable accompagnement sur le terrain – et que les OSIM sont des acteurs de développement à part entière, déclarant : « Leur projet est une graine : il portera des fruits bien au-delà de la durée du financement. » Le FORIM adresse toutes ses félicitations et ses encouragements à l’ensemble des OSIM, aux Opérateurs d’Appui ainsi qu’aux membres du CEP pour leur investissement dans le co-développement ici & là-bas et a hâte de suivre la réalisation des projets lauréats.

Cette nouvelle promotion témoigne de la vitalité des initiatives portées par les diasporas en faveur du co-développement. Dans les mois à venir, les lauréats recevront leur première tranche, l’accompagnement des OPAP se poursuivra et pour les OSIM non lauréates, elles auront l’occasion de resoumettre leur projet car un nouvel appel à projets sera lancé à la rentrée.
Le 26 juin 2026, le FORIM et la Fédération des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations de Centrafrique (FOSIM-RCA) ont participé à la Journée Pays Centrafrique, organisée à Lille par Lianes Coopération, Réseau Régional Multi-Acteurs (RRMA) des Hauts-de-France et partenaire stratégique du FORIM.
Cette rencontre a réuni des représentants du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, de l'Ambassade de la République centrafricaine, des collectivités territoriales, du monde universitaire, des associations de solidarité internationale, des acteurs économiques ainsi que des membres de la diaspora centrafricaine. Elle avait pour ambition de renforcer les liens entre les acteurs engagés dans la coopération avec la République centrafricaine, de favoriser l'émergence de nouveaux partenariats et d'identifier les opportunités de développement dans le pays.

À travers sa participation, le FORIM a réaffirmé sa conviction que les diasporas constituent des acteurs incontournables du développement durable et de la coopération internationale. Au-delà des transferts financiers, elles apportent des compétences, une expertise, des réseaux et une connaissance fine des réalités des territoires d’origine et d’accueil. Leur double ancrage en fait des partenaires essentiels pour concevoir et mettre en œuvre des projets de développement au plus près des besoins des populations.
Cette journée a également permis au FORIM d’échanger avec les différents acteurs présents autour des pratiques de coopération décentralisée, des dispositifs de financement, des partenariats universitaires et des dynamiques de structuration des organisations de la diaspora. Elle a aussi été l’occasion de présenter les résultats du dispositif emblématique PRA/OSIM, avec plus de 880 microprojets et 10 mésoprojets soutenus dans plus de 45 pays répartis sur les cinq continents.

En République centrafricaine, près de 30 projets de développement local ont été accompagnés depuis 2003 dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’éducation, la santé et l’accès à l’eau. Ces initiatives ont bénéficié à plusieurs territoires, notamment Bangui, l’Ombella-M’Poko, la Lobaye, l’Ouham et l’Ouham-Pendé. Cet accompagnement illustre l’impact concret des organisations de la diaspora soutenues par le FORIM dans la mise en œuvre des politiques locales de développement. Le FORIM a également mis en avant son expérience dans l’accompagnement de plus de 100 projets liés à l’eau et à l’assainissement, toujours dans le cadre du dispositif PRA/OSIM.
L'événement a constitué une opportunité importante pour mettre en valeur la Fédération des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations de Centrafrique (FOSIM-RCA), créée en octobre 2025 à l'issue d'un accompagnement stratégique assuré par le FORIM.
Aujourd'hui, la FOSIM-RCA a pour vocation de fédérer les organisations de solidarité internationale issues des migrations centrafricaines, de renforcer leurs capacités d'action, de favoriser leur mise en réseau et de promouvoir leur contribution au développement de la République centrafricaine ainsi qu'à l'intégration des diasporas en France. Elle est opérationnelle, porteuse de plusieurs initiatives et ouverte à toutes les organisations de la diaspora qui souhaitent mettre leurs compétences, leur expertise et leurs moyens financiers au service du développement de la République centrafricaine.
Les échanges avec les partenaires institutionnels, notamment les représentants de l'Ambassade de la République centrafricaine à Paris, M. Augustin Gourou, Premier conseiller, et M. Francis Patrick Loungoulah, Conseiller économique, ont permis de mettre en évidence plusieurs opportunités de coopération en lien avec les priorités du Plan national de développement de la République centrafricaine 2024-2028. Les secteurs de l'énergie, des infrastructures de transport, de l'agriculture et de l'agro-industrie, du numérique ainsi que des ressources minières apparaissent comme des domaines stratégiques pour développer de nouveaux partenariats et investissements.
Les échanges ont également souligné le potentiel économique du pays dans les filières du café, du cacao, de l'économie sociale et solidaire, des PME et de l'entrepreneuriat féminin, tout en mettant en avant l'importance de renforcer les liens avec la diaspora centrafricaine, de consolider les relations avec la FOSIM-RCA et de valoriser les projets déjà soutenus par le FORIM à travers le PRA/OSIM. Une collaboration avec Lianes Coopération a également été envisagée afin de renforcer la structuration des organisations diasporiques dans les Hauts-de-France ainsi que la professionnalisation et l'autonomisation des acteurs associatifs.
Afin de soutenir la mise en œuvre de ces dynamiques, plusieurs dispositifs d'accompagnement et de financement ont été présentés aux collectivités, associations et diasporas engagées dans des projets de développement en République centrafricaine. Le pS-Eau accompagne depuis plus de 40 ans les initiatives dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène ; le Réseau Cicle soutient les coopérations internationales liées à l'accès aux services énergétiques ; le programme « Services essentiels et 1 % solidaires » favorise une approche intégrée du développement territorial autour de l'eau, de l'énergie, de l'assainissement et de la gestion des déchets ; enfin, le Réseau CORDÉE accompagne les dynamiques multi-acteurs autour de l'économie circulaire et de la gestion durable des déchets. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour accompagner les porteurs de projets et favoriser l'émergence d'initiatives durables à fort impact pour les territoires et les populations.
Cette Journée Pays Centrafrique a confirmé le rôle essentiel des organisations de la diaspora dans les dynamiques de coopération internationale. Elle a permis à la FOSIM-RCA de renforcer ses liens avec les acteurs institutionnels, économiques, universitaires et associatifs engagés aux côtés de la République centrafricaine, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration.
Dans cette continuité, un dialogue renforcé avec l'Ambassade de la République centrafricaine à Paris contribuera à consolider le positionnement de la FOSIM-RCA comme interlocuteur représentatif des organisations de la diaspora centrafricaine en France, en vue de son intégration future au sein du FORIM.



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Les 1er et 2 juillet 2026, les partenaires du projet Coopération Régionale des Politiques Migratoires (CRPM) se sont réunis à Conakry pour un atelier régional consacré à la mobilisation des diasporas au service du développement local et du co-développement. Cette rencontre a rassemblé des représentants de la société civile, des organisations de diasporas, des institutions publiques, des chercheurs et des partenaires techniques autour d'une ambition commune visant à renforcer le dialogue et construire des politiques migratoires plus inclusives, plus durables et davantage ancrées dans les réalités des territoires.
Les diasporas, des partenaires stratégiques des politiques publiques

Khady Sakho Niang, ancienne présidente et administratrice du FORIM, a rappelé durant la cérémonie d'ouverture un constat désormais largement partagé : les diasporas ne peuvent plus être considérées uniquement à travers le prisme des transferts financiers. Elles constituent également des réservoirs de compétences, d'expertises, de réseaux, d'engagement citoyen et de solidarités territoriales.
Les échanges ont souligné la nécessité de passer d'une mobilisation ponctuelle des diasporas à des dispositifs structurés, durables et appropriés par les institutions publiques comme par les acteurs de la société civile. Dans un contexte marqué par la diminution de l'aide publique au développement, cette réflexion apparaît d'autant plus stratégique qu'elle invite à repenser les modalités de coopération et de mobilisation des ressources.
Repenser les migrations et le retour à travers une approche multi-spatiale
Le FORIM, à travers les représentants des organisations CAGF (Guinée), Un Monde Avenir (Cameroun) et Migration & Développement (MD), a présenté les réflexions de la société civile sur la thématique du « retour » et de la « réintégration ».
Un des principaux enseignements de la société civile est la nécessité de dépasser une lecture binaire des migrations opposant pays d'origine et pays d'accueil. Le FORIM a plaidé pour une approche plus complexe et plus fidèle aux réalités des mobilités, prenant en compte la mobilité circulaire, le libre arbitre et l’auto-détermination.

Cette réflexion conduit à envisager le retour non plus comme un événement ponctuel et définitif, mais comme une étape dans un parcours de vie ouvrant de nouvelles perspectives.
Les organisations de la société civile ont également rappelé leur volonté de défendre une vision positive des migrations fondée sur les droits, la liberté de circulation et la reconnaissance des contributions des personnes migrantes aux sociétés d'origine, de transit et d'accueil.
Dans un contexte international marqué par la montée des discours restrictifs et des approches sécuritaires, le renforcement des capacités de plaidoyer apparaît comme un levier essentiel pour promouvoir des approches alternatives des migrations.
Citoyenneté, participation politique et nouvelles générations de diasporas
Le FORIM a participé à la table ronde dédiée aux jeunesses diasporiques à travers les témoignages des représentant de FACT (Madagascar) et la responsable de projet. Les échanges ont démontré que les nouvelles générations entretiennent souvent des liens plus complexes avec les territoires d'origine de leurs familles et développent des formes d'engagement multiples, dépassant les cadres traditionnels des relations entre pays d'origine et pays de résidence. A la recherche de lien, de reconnexion, leurs nouveaux engagements témoignent d’un attachement qui réside pour le continent et d’une volonté d’y apporter sa contribution.
Ainsi, le principal défi des années à venir ne sera pas seulement de mobiliser les diasporas, mais de construire des dispositifs suffisamment ouverts, flexibles et inclusifs pour accompagner la diversité parcours, des aspirations et des formes d'engagement à venir.
Construire des espaces de dialogue durables
Au-delà des thématiques abordées, cette première journée a confirmé l'importance des espaces de dialogue multi-acteurs portés par le projet CRPM. Les échanges ont démontré la richesse des approches croisées entre institutions, organisations de la société civile, diasporas et chercheurs.
En ce sens, le FORIM et ses points focaux ont préparés la poursuite de la mobilisation de leurs forums nationaux à travers une journée de réflexion collective.




Cette mission s’est réalisée dans le cadre du programme Coopération Régionale des Politiques Migratoires mis en œuvre par Expertise France, sur financement de l’AFD. Le FORIM mets en œuvre la composante Société Civile du programme à travers le projet « « Améliorer durablement le dialogue entre OSC et pouvoirs publics pour des politiques migratoires inclusives », financé par Expertise France.
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Le 27 juin dernier, le FORIM - Réseau des diasporas solidaires a tenu son Assemblée générale annuelle en format distanciel, en raison de la forte vague de chaleur qui a touché la France à cette période. Cette première Assemblée générale de la nouvelle gouvernance a constitué un temps fort de la vie associative, marqué à la fois par la présentation des réalisations de l’année écoulée et par des échanges sur les perspectives à venir.
La matinée a été consacrée à la présentation du rapport d’activités 2025, marqué par un nouveau travail sur son design, ainsi qu’à sa validation par les membres présents. Pensé comme un outil de valorisation, de lisibilité et de mémoire collective, ce rapport retrace les principales actions menées par le réseau au cours de l’année 2025 et met en lumière les dynamiques à l’œuvre au sein de ses différentes composantes.
Quelques chiffres clés illustrent cette année d’engagement et d’action collective :
L’après-midi a ensuite été consacrée à deux webinaires venus clôturer la journée. Le premier a porté sur la question : « Quel FORIM dans le contexte actuel et post-2027 ? », ouvrant un espace de réflexion sur les enjeux stratégiques, les mutations du contexte d’intervention et les ambitions du réseau pour les années à venir. Le second a abordé le chantier de mise à jour des statuts et du règlement intérieur, une étape essentielle pour accompagner l’évolution de la gouvernance et consolider le cadre de fonctionnement de l’association.
Cette Assemblée générale a ainsi permis de conjuguer bilan, réflexion et projection, dans un esprit de continuité et d’adaptation. Elle témoigne de la volonté du FORIM de renforcer son action au service des diasporas solidaires, tout en préparant les évolutions nécessaires à son développement futur.
Pour consulter le rapport d’activités 2025, rendez-vous ici :

Le FORIM poursuit sa série de valorisation des actions menées par les organisations de la diaspora en France, avec un focus sur l’Organisation des Femmes Africaines de la Diaspora (OFAD), membre de son réseau. À la Cité Audacieuse, à Paris, l’association a réuni des femmes entrepreneures, des partenaires associatifs et plusieurs acteurs engagés autour de l’événement « Justice économique et inclusion : les femmes migrantes et de la diaspora au cœur de solutions », cofinancé dans le cadre du mécanisme de conventionnement annuel du FORIM.

Organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, cette rencontre a mis en lumière des parcours de femmes qui entreprennent, créent, investissent et s’engagent malgré de nombreux obstacles. À travers des témoignages et des échanges directs, elles ont partagé leurs réalités, leurs difficultés (accès aux informations, barrières administratives, contraintes familiales) mais aussi leurs stratégies d’adaptation et d’innovation. La journée a également permis la restitution de deux années de travail menées auprès des femmes africaines de la diaspora, offrant un panorama concret des freins et des leviers d’action identifiés.
Des enquêtes conduites par l’OFAD entre 2022 et 2024 soulignent des besoins clairs : information ciblée, accès facilité au financement, et accompagnement adapté aux parcours migratoires et aux contraintes de conciliation. À partir de ces constats, l’OFAD prévoit la rédaction d’un Livre blanc sur l’entrepreneuriat des femmes africaines de la diaspora, la structuration de groupes de travail thématiques et la mise en place de dispositifs d’accompagnement (formations modulaires, mentoring, facilitation de l’accès au microcrédit et aux circuits d’investissement). Ces actions seront co-construites avec les femmes concernées afin d’en garantir la pertinence opérationnelle et la durabilité, et de renforcer le plaidoyer pour des politiques publiques plus inclusives.
En donnant la parole aux premières concernées, l’OFAD rappelle que les femmes de la diaspora sont à la fois actrices et conceptrices de solutions, porteuses d’innovation et d’avenir. Le FORIM, en valorisant cette initiative, réaffirme son engagement à soutenir les acteur·trice·s de la diaspora pour traduire ces propositions en dispositifs concrets et adaptés.

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