FORIM

Les coopératives, un levier de développement dans les pays d’origine

D’après un rapport du Fonds international de développement agricole (FIDA), “les données montrent que les familles dépensent l’argent envoyé par la diaspora d’abord dans les secteurs de première nécessité tels que la nourriture, les vêtements, les frais liés à l’éducation ou encore à la santé. Et d’autres utilisent ces fonds pour améliorer le développement de leur récolte agricole ou leur équipement”. Dans ce contexte, le nombre de coopératives agricoles, situées pour la plupart en zone rurale, s’est démultiplié, avec de plus en plus de regroupement de plusieurs associations de la diaspora en partenariat avec les associations locales qui ont permis la création de plusieurs coopératives.

Par définition, la coopérative permet aux agriculteurs de mutualiser leurs terres. Elle leur permet également, par la mutualisation des apports financiers, d’acquérir un ensemble d’équipements et matériels qu’ils n’auraient pas pu acquérir seuls. Par la mutualisation à la fois des ressources financières, des outils de production et de la terre, la coopérative favorise une rentabilité et une productivité plus grandes qu’elles ne l’auraient été si chacun exploitait individuellement ses ressources.


Grâce à l’apport et la mobilisation de la diaspora, elle permet aussi à ses bénéficiaires d’acquérir des compétences techniques comme des nouvelles pratiques de culture de sol ou l’intégration d’alternatives plus écologiques, et des compétences plus inclusives comme la possibilité de lire, écrire, faire de la comptabilité, etc… que certains bénéficiaires auront développé lors de formations professionnelles dispensées. Depuis le lancement de son premier appel à projets en 2003, le dispositif PRA/OSIM connait une forte demande de financements de projets de co-développement dans le secteur agricole et les activités génératrices de revenus.

Entre 2003 et 2020

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projets financés dans le secteur de l’agriculture et le développement rural

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des projets ont une approche genre : les femmes comme bénéficiaires princiaples

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1 855 506 euros avec plus d’un million de bénéficiaires

Entre 2003 et 2020, 135 des projets financés interviennent dans le secteur de l’agriculture et le développement rural, soit un 21% du financement global, avec un montant financé de 1 855 506 euros avec plus d’un million de bénéficiaires (selon les données prévisionnelles fournies par les OSIM) entrainant pour la plupart la création de coopératives.

La création de coopérative d’autre part permet une réelle autonomie financière et alimentaire à ses bénéficiaires, en particulier celles des femmes, généralement assignées aux tâches domestiques ou exposées aux risques d’insécurité des zones d’intervention. Parmi ces 135 projets financés, 28 projets ont une approche genre : les femmes sont les principales bénéficiaires de l’action, leur donnant de nombreux avantages pour développer :

  • Le lien social
  • Le sentiment d’appartenance
  • La mobilité territoriale
  • L’autonomisation financière et alimentaire

Même si la diaspora et les associations locales sont souvent confrontés aux mêmes obstacles : accès difficile aux financements, manque d’infrastructures de base comme l’électricité ou les routes, le FORIM via son dispositif PRA/OSIM continue d’accompagner sur l’importance de continuer à encourager le financement, la valorisation et le renforcement des capacités de la diaspora en France permettant la création d’un environnement propice au développement durable dans les pays d’origine.

Au Togo, l'association ETFCT a développé un projet de création d’un centre de formation agropastoral ; activités génératrices de revenus ; formation professionnelle dans le domaine de l’élevage et de l’agriculture afin d'en faire un véritable centre expérimental pour l’école supérieure agronomique de l’université de Lomé dans les années à venir. Le projet initial était de créer une coopérative coopérative spécialisée dans production et fabrication des produits laitiers et a pu diversifier les récoltes.

 

En Guinée Conakry, l'association Maison de la Citoyenneté Mondiale a développé un projet d'optimisation agricole pour la sécurité alimentaire afin d'améliorer les conditions de production durables pour les paysans, intensifier la production (3 récoltes par an) et augmenter l’offre de produits alimentaire locale dans le district de Bamba en partenariat avec la coopérative "AGROPASTORALE BAMBA SOUTAINABLE POUR LE DEVELOPPEMENT" qui assure la gestion du projet sur place.

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